Tokyo Ska Paradise Orchestra @ la Laiterie – Strasbourg

C’est dans le cadre de leur tournée européenne que le Tokyo Ska passait le week-end dernier à la Laiterie de Strasbourg.

Je suis loin d’être un expert en musique japonnaise, ni même un passionné de Ska, mais je me rappelle les avoir vus au même endroit il y a environ 5 ans de ça. Le concert m’avait mis dans un état de transe avancé et je voulais donc savoir ce qu’il en était aujourd’hui.

Mes gouts ont évolué depuis, fini la musique festive que j’écoutais quand j’avais 20 ans (bon ok, j’abuse un peu pour les besoins de l’article… je ne suis pas encore un vieux con) et je n’ai pas vraiment réécouté leur musique depuis. Je retournais donc voir le concert sur la base de ma précédente expérience live. Est-ce que je serais encore touché par leur performance ? L’énergie est-elle toujours là ? Bon alors plutôt que de vous faire languir tout le long de l’article, qu’on se le dise tout de suite, c’était énorme !!!
Fort de 20 années d’expérience, leur set est parfaitement maîtrisé du début à la fin, chaque enchainement est maîtrisé, chaque morceau trouve sa place dans la setlist. Mais entrons dans le concert, vous comprendrez : le groupe ouvre avec une reprise du thème du Parrain. Parfait pour entrer en douceur dans leur univers. La mélodie langoureuse du thème nous charme doucement, tandis que le skank de la guitare commence à faire bouger nos pieds.

Les morceaux s’enchainen tout naturellement, l’intensité et le sonomètre montent petit à petit. Je ne vous ferais pas le détail des morceaux, parce que 1- Je ne connais pas assez leur discographie et 2- c’est tout en japonais, donc je n’y comprends pas grand chose. Le public semble réceptif et se laisse entrainer doucement par la musique. Mais le concert prendra vraiment son tournant sur une nouvelle reprise, « One Step Beyond » de Madness après une trentaine de minutes. La salle se transforme en un gigantesque pogo festif qui ne s’arrêtera plus jusqu’à la fin.

Ils concluront leur concert après plus de 1h30 intense et généreuse, avec « L’Hymne à l’Amour » (façon Ska bien entendu) repris en cœur par le publique. Tout comme ils nous ont embarqué en début de concert avec une reprise, ils nous lâchent en douceur avec ce morceau.

Mais ce que je retiendrai surtout c’est cet improbable mélange de Ska, de Jazz et de culture japonaise.  Musicalement, on frôle la perfection. On sent que les gars sont des virtuoses, des vrais musiciens qui maitrisent parfaitement leur instrument, avec toute la rigueur japonaise que l’on peu imaginer. On mélange ça avec l’esprit festif du Ska, et on met une très très grosse dose de show à la japonaise. Oui, je sais ça fait plein de clichés sur les japonais. Mais force est de constater qu’ils maitrisent parfaitement leur scénographie. Chaque morceau a sa chorégraphie, chaque musicien a son rôle sur scène  et le tout est fait avec naturel, sans nuire un instant à la qualité de la musique. Je vous invite à jeter un coup d’œil aux photos pour vous faire une idée.

Bref, a mon goût un carton plein ! Quand au publique il était plus que éclectique et je peux dire sans trop m’avancer qu’il a été conquis. On y retrouvait du vrai fan japonais (venu exprès d’on ne sait où), du fan de Ska, de métal, du zombie (ha oui il y avais la « Zombie Walk » ce jour là  Strasbourg) et même les parents de tous ces gens. Je crois que tout le monde y a trouvé son compte. Moi en tout cas oui !


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