Mark Ronson & The Business Intl – Record Collection

Mark Ronson and The Business Intl - Record Collection

Ca y est l’album tant attendu de est sorti. C’est donc 3 ans après Versions avec lequel il a remporté un brit award et imposé encore un peu plus sa soul vintage à la planète pop que Mark revient.
Fini cette fois les cordes, trompettes et les années 60, Record Collection nous transpose dans les années 80 avec ses synthés et ses sons 8-bits (la vidéo de Circuit Breaker est d’ailleurs un magnifique hommage aux jeux vidéos de cette période). Ajoutez à cela des rythmes hip-hop et vous avez le son pop de Mark Ronson version 2010, prêt à faire bouger les kids …et leurs parents !

Pour l’aider dans cette tâche, le producteur/compositeur/multi-instrumentiste s’est une nouvelle fois entouré d’une liste impressionnante d’invités et va même jusqu’à donner lui-même de la voix.

La question qu’on se pose est comment vont cohabiter des artistes aussi différents sur un même projet ?

La réponse est simple : ils font tous du Mark Ronson. Pour comprendre écoutez l’entêtant « Bang Bang Bang » sur lequel on retrouve et MNDR, 2 artistes totalement opposés réunis sur un titre inspiré par Duran Duran et par la comptine « alouette ».

« Lose it (in the end) » marque le retour du flow tranchant de Ghostface Killah (déjà présent sur Here Comes The Fuzz) avec Alex Greenwald, leader de Phantom Planet sur un son des plus catchy.

Encore plus surprenant, le titre « Somebody To Love Me » où on retrouve un (en duo avec Andrew Wyatt de ) débordant de sincérité et d’émotions. Que dire de « Glass Mountain Trust » interprété d’une voix « robotisée » par un D’Angelo de retour après dix ans de silence ? Surprenant et tellement loin du registre avec lequel le prince de la nu soul nous avez laissé. Le résultat n’en est pas moins plaisant, au contraire.

On notera également les participations de , , Kyle Falconer, Pill, Rose Elinor Dougall, Wiley et Theophilus London parmi les interprètes.

En plus de réussir à réunir un tel casting, Il faut reconnaitre à Mark Ronson cette capacité à pouvoir mélanger ces différents talents pour en produire un son ultra efficace qui donne en plus furieusement envie de bouger.

On pourra reprocher à l’ensemble un certain manque de cohérence due malgré tout aux nombreux interprètes mais au final, Record Collection, 3ème album de Mister Ronson, est à l’image son artwork: une combinaison de disques, d’invités et d’influences, avec ce qu’il y a de meilleur et parfois de moins bon mais c’est certainement ce qui le rend aussi riche et agréable à écouter.

www.markronson.co.uk


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