Sia @ Olympia – 18/05/2010

A peine un an après son dernier concert au Bataclan en mai 2009, la chanteuse Sia est revenue à Paris, le temps d’une soirée, pour présenter son nouvel opus devant le public de l’Olympia. Retour sur une soirée gaie et énergisante.

 

Sia, ne passe plus inaperçue dans le paysage musical international. Cette chanteuse australienne de 34 ans, qui a déjà 4 albums à son actif, et un tout nouvel album qui sortira le 7 juin « We are born », compte parmi les plus belles voix de la scène internationale. Mardi soir, elle a donné rendez-vous à son public parisien lors d’un fabuleux concert haut en couleur.

Impatiente de voir cet ovni musical enfin sur scène, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’aime être surprise et ce soir là, j’avoue que je n’ai pas été déçue. Sia est un « feu follet », une « inclassable » qui n’a pas de genre, ou plutôt tous les genres. Elle explore et revisite avec curiosité et malice le rock, la pop, le jazz et l’électro. Sa voix est aussi puissante qu’elle peut être fragile.

Arrivée à l’Olympia. Je découvre la scène. Elle est simple mais très colorée. Les micros, les instruments et les enceintes sont habillés de tapis, de tissus, de morceaux de toiles brodées aux couleurs vives et chatoyantes. En guise de décor, une immense toile tissée de mille et une couleurs annonce le nom de l’artiste.

A 21H. Le concert peut commencer. La formation fait son apparition : un clavier, un bassiste, un guitariste et un batteur. Sia fait son entrée, dans une robe fantasque aux rayures blanche et rouge faîte de rubans de sécurité habituellement utilisés pour les chantiers. Sa robe est pareille à elle, légère et gaie, dépouillée mais d’une grande originalité. Elle arbore une étrange coiffe en forme de flammèche qui fait scintiller sur son front une lumière. A peine a-t-elle fait son apparition qu’elle débute son concert par un tout nouveau morceau « The fight ». Ce titre terriblement entraînant, embarque le public aussitôt. Elle rit, s’amuse d’elle et du public et s’essaie même à la langue de Molière, non sans malice. Elle ne cessera pendant les 1H30 de concert, d’échanger avec ses fans (qu’elle connaît), les gens qui l’aiment et lui témoignent par des petits cadeaux sur scène (elle aura eu droit à un panda et un canard).

J’ai rarement eu l’occasion de voir une artiste aussi humaine sur scène. D’ailleurs, tout au long du concert, elle se nomme volontiers « people pleasure », c’est-à-dire personne qui donne du bonheur. Elle vit chaque moment intensément et quand, elle reprend « Oh father » de Madonna, la salle est en communion. Elle la chante tellement bien qu’on en oublie la madone. Elle alterne si aisément les émotions que l’on passe facilement du sourire à la mélancolie. Sa cover de « I go to sleep » des Pretenders est divine. A ce moment du concert, je suis conquise. Ainsi s’enchaîne, « Breathe me » sublissime à s’en arracher le cœur. Son tout nouveau single « Clap your hands », véritable hymne festif qui vous fera bientôt tous danser. Elle ira jusqu’à porter sur son dos une étrange machine à faire des bulles de savon. Mais que dire du si captivant et envoûtant, « Soon, we’ll be found », qu’elle interprète en langue des signes.  Entre rêve et réalité, Sia a choisi d’être en équi-libre entre les deux.

Comme vous l’aurez tous compris, je ne suis littéralement tombée sous le charme de Sia et je pense avoir épuisée tous les superlatifs possibles. La seule chose que je peux vous recommander, est d’écouter ses 4 précédents albums et de vous jeter dans les bacs dès le 7 juin pour la sortie de « We are born ».


www.myspace.com/siamusic

www.siamusic.net/

4 comments

  1. bestsin says:

    “Sa voix est aussi puissante qu’elle peut être fragile.”
    C’est exactement ça!
    Mais la sortie de l’album c’est vraiment le 7 juin? C’est pas plus tard?

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