Mohamed Lamouri @ L’Espace Django

Ayant pas mal pratiqué la ligne 2 du métro parisien, je suis bien évidemment tombé des dizaines de fois sur Mohamed Lamouri déambulant dans la rame, armé d’un clavier Casio et de sa voix singulière.  Le chanteur a probablement le record de km parcourus sous terre pour un musicien de métro et sa musique ne laissait pas indifférent. Un an et un premier album plus tard, le voilà en tournée, de passage à l’Espace Django à Strasbourg. Je me laisse donc tenter par cet instant nostalgie des transports en commun de la capitale !

En première partie, c’est la locale Noufissa Kabbou qui ouvre tout en douceur avec des chansons ambiance gnawa-jazz, accompagnée d’un guitariste et d’un contrebassiste. 

Noufissa Kabbou
Noufissa Kabbou

Vient le tour de Mohamed Lamouri accompagné de son groupe ! Hé oui, c’est désormais en quintet qu’il évolue, avec les musiciens qui ont enregistré sur son album. Et autant dire qu’il est terriblement bien entouré sur scène !

Mohamed Lamouri
Mohamed Lamouri

Dès les premières mesures, on retrouve la voix charismatique de Mohamed Lamouri, par contre ce ne sont plus les timides nappes de clavier sur le ronron de métro qui viennent porter sa voix, mais un groove infernal entre soul, reggae et rock amené par les musiciens. L’alchimie fonctionne à merveille et le public de Django ne se fait pas prier pour danser.

Quand il n’est pas au micro, Mohamed Lamouri parcourt la scène d’un bout à l’autre en faisant des grandes enjambées et en haranguant le public. On parcourt les différents titres de son album, avec probablement plusieurs reprises de Cheb Hasni (ne maîtrisant pas la discographie de ce dernier, difficile d’en dire plus de mon côté). Nous aurons aussi droit à une reprise de “Master Blaster (Jammin’) ” de Stevie Wonder (chanté en version arabe) et un “Ya Rayah” de Rachid Taha explosif. 

Au final, la transition du métro vers la salle de concert se passe sans heurts. Les solides fondations musicales posées par le groupe permettent à Mohamed Lamouri de transcender sa musique sans perdre une miette de son authenticité.

À ne pas louper s’il passe près de chez vous, sinon, il ne vous reste plus qu’à parcourir la ligne 2 du métro en espérant le croiser un jour, Casio sous le bras.

Voyageur-geek-photographe et fan de bon son !

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