Les Eurockéennes 2018 – Vendredi

Comme tous les ans, me voilà de retour à Belfort pour l’édition 2018 des Eurockéennes avec une saveur spéciale ! C’est les 30 ans du festival ! Le festival fait désormais partie des dinosaures du paysage tout en réussissant à faire le plein auprès de toutes les tranches d’âge.
30 ans à former des adolescents et des jeunes adultes au live, tout en conservant un public d’anciens, fidèles au poste.
L’équilibre de genre était particulièrement bien géré cette année à mon goût. Une petite moitié de la programmation tournait autour du rap (et donc des 16-25 ans) tandis que l’autre moitié était plus orientée rock, soul et autres genres (en gros, pour les anciens).
N’ayant pas été particulièrement attiré par la prog du jeudi, notre report commence donc un vendredi.

Our Girl

On commence en douceur sur la plage par “Our Girl”. Pas de grand souvenir de ce concert à vrai dire. C’est de la pop, c’est gentil, c’est bien fait, mais ça ne marque pas franchement les esprits.

 

Pih Poh

On l’avait vu à la Plage il y a quelques années, Pih Poh passe à la vitesse supérieure et investit la Green Room avec un rap propre et efficace, augmenté de 2 musiciens (guitare + percu-machines).

 

Nakhane

La journée démarre vraiment avec Nakhane et son charisme irrésistible. Que ce soit dans le son ou dans le style vestimentaire, Nakhane est un ovni, il innove, il propose quelque chose de nouveau, d’indéfinissable et il le fait très très bien.

Michelle David & The Gospel Sessions

Comme son nom l’indique, Michelle David fait de la soul-gospel, avec toute l’énergie et l’intensité requise par le genre. C’est parfait pour un vendredi après-midi à la place des Eurockéennes, avec le soleil qui descend doucement vers le lac du Malsaucy. On ne réinventera pas le Gospel ce jour-là, mais la prestation est irréprochable.

Rilès

Alors, voilà clairement le mec que je n’ai pas vu venir. On aurait dû s’en douter en voyant un premier rang rempli d’adolescentes impatientes. Intro épique, arrivée aérienne façon Batman, chorégraphie au millimètre et fans en panique complète, Rilès a réinventé à son insu le concept de boys band à une personne.

Côté son, c’est un rap bien punchy et efficace, supporté par une prestation scénique irréprochable. Là non plus on ne réinvente pas le genre, mais le mec est sacrément talentueux.

 

Beth Ditto

C’est la deuxième fois que je vois Beth Ditto post-Gossip, en solo et c’est la deuxième fois que je suis déçu. La fille est toujours aussi charismatique, son groupe est efficace, mais il manque une petite touche de magie qui semble avoir disparu avec le passage en solo. C’est plus sage, mais du coup, on s’ennuie un peu.

Prophets of Rage

Voilà un concert que le moi de 14 ans attendait avec grande impatience. C’est le moment où on sort la carte nostalgie. J’étais fan de RATM, de Cypress Hill, de Public Enemy, j’ai vu les 3 groupes chacun de leur côté en concert et évidemment j’avais hâte de voir tout le monde ensemble.
La prestation en soi n’apportait aucune surprise, le groupe fait exactement ce qu’on attend de lui (quitte à en faire un peu trop côté Tom Morello qui tape la pose pour les photographes toutes les 3 mesures), mais le plaisir coupable de la nostalgie fonctionne à merveille quand le groupe sort les classiques de RATM : Bulls on Parade, Know Your Enemy ou Bullet in Your Head apportent leur petit lot de frissons. Bref, retour en 1998, et ça fait du bien !

Kiddy Smile

Petit détour par la plage pour voir Kiddy Smile envoyer sa house augmentée de danseurs façon GRS-Voguing. C’est le moment paillette et arc-en-ciel, l’ambiance est légère et bon enfant, ça embarque bien le public. Après, la house, ce n’est pas forcément mon truc, et il est temps de retourner vers la grande scène.

Nine Inch Nails

Ma connaissance de la bande à Trent Reznor est assez limitée, mais j’étais très curieux de voir leur show. Comme annoncé, c’est une machine de guerre apocalyptique bien huilée que l’on se prend en pleine figure. Propre et efficace, rien à redire. Ha si, si quelqu’un veut bien payer un nouveau t-shirt à Trent, le sien semblait un peu rongé par les mites.

 

Baloji

Sans transition, on enchaine sur Baloji et son mix de rumba congolaise et de rap.Du bon groove amené avec classe et élégance, parfait pour se détendre après la session indus des Américains de NIN.

 

FFF

Dernier concert pour cette première soirée de mon côté, avec les anciens de la FFF et leur funk-rock énergique. Les lascars ne sont plus tout jeunes, mais ça ne les empêche pas d’envoyer un bordel monumental sous le chapiteau de la Green Room. Mention spéciale pour les moshpiteur-danseurs professionnels qui viennent mouliner des bras sur scène pendant les morceaux.

Des gens, de l’ambiance, des trucs bizarres

 

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