BISE Festival, édition 2024

BISE Festival, édition 2024

Tous les 2 ans, à Nantes, se réunit l’ensemble des acteurs du spectacle vivant pour le BIS, la Biennale Internationale du Spectacle. Les professionnels du spectacle s’y retrouvent pour des séries de conférences et de rencontres. Il manquait toutefois un lieu, un moment où tout le monde en profite pour décompresser et apprécier l’événement au-delà du cadre professionnel. C’est ainsi que 5 labels nantais se sont associés sous le nom de VADYM pour créer le festival BISE. Depuis 2019, en marge du BIS, le soir, tout ce beau monde se retrouve à Stereolux, Trempo, et un chapiteau installé pour l’occasion sous les nefs.

Cette année, c’étaient 25 groupes et artistes produits par ces mêmes labels, qui se présentaient devant nous pendant 2 jours. L’événement était électrique et vibrant, rempli d’une énergie contagieuse et d’un talent brut.

Nous avons ainsi pu apprécier des artistes émergents de rock, folk, electro, rap, venant de toute la France, Québec, Belgique…

La première soirée débute avec Mimosa, jouant un pop rock rafraichissant, très enjoué. Le groupe, Nantais, apporte un côté indie et énergique, livrant un set léger, tout en douceur.

Nous filons vite à Trempo pour voir Bon Enfant. La salle est pleine de québécois venus apprécier le groupe. Nous avons pu apprécier la dynamique du groupe (québécois, donc), oscillant entre disco et rock psyché. L’ensemble est entrainant, et le show est bien mené.

Un vrai plaisir de continuer avec Ditter. L’electro rock du trio est enivrant. Les titres se suivent, dansants, hymnes revendicatifs et rythmés. Vivement leur prochain concert!

Nous poursuivons dans la salle Micro avec La Valentina. Colombienne d’origine, l’artiste a grandi en région parisienne, et sa musique puise dans ses différentes influences pour délivrer un mélange savant de drill, de musique traditionnelle colombienne et RnB.

La Valentina sur la scène Micro

Augusta le dit elle-même : c’était sa première à Nantes, et elle pensait aller au festival La Bise. Accompagnée seulement de sa guitare, elle a délivré un set intimiste au son d’une folk douce et tendre.

Un autre artiste québécois ce soir se trouve sur scène, en la présence electro pop de Robert Robert. En véritable showman, Robert Robert enchaine les morceaux il emprunte aux codes de la pop, de l’électro, parfois même du rock, pour un concert éclectique et obsédant.

Nous retrouvons Loverman sous le chapiteau. De sa voix grave et envoutante, le belge a pris place pour un set fascinant qui hypnotise le public. La musique de Loverman est dense et intime à la fois. Le concert se déroule en un instant hors du temps.

Jenys est seule sur la scène de Trempo. Elle joue un set mélangeant la musique EDM et un chant pop entrainant. Sa voix est puissante et expressive, et elle arrive à créer des mélodies inoubliables. Ses chansons sont pleines d’émotions et d’énergie, et elles n’ont pas manqué de faire vibrer le public.

Makoto San est un quatuor unique sur la scène musicale française. Ils proposent une fusion unique de percussions traditionnelles japonaises, de sons électroniques et de mélodies envoûtantes. Sur scène, c’est une expérience musicale et visuelle hors du commun. A voir et à revoir !

Le lendemain, nous revenons sur place pour apprécier à nouveau l’ambiance et retrouver les amis laissés la veille. Le festival est aussi l’occasion pour beaucoup de pros de se retrouver dans un cadre plus léger.

La soirée débute sous le chapiteau, avec Noor. Le cadre est intimiste, et l’artiste précise qu’elle adore pleurer et partager ses chansons tristes. Ses chansons sont pleines d’émotions, et ne manquent pas de faire vibrer le public.

Enaé est multi-instrumentiste et sa musique mélange ses influences Hip-Hop, RnB, electro et soul. On sent rapidement le plaisir qu’elle prend à partager sa musique et la danse face à un public déjà conquis.

IPNDego délivre un RnB sucré, posant son jeu de scène, louvoyant entre les lumières. On sent l’enthousiasme que l’artiste a à partager sa musique.

Dinaa est la douceur incarnée, et propose un concert intimiste, où, accompagnée de sa seule guitare, elle nous tient en haleine au fil de chansons touchantes.

Randy est là pour partager sa joie de vivre, et le plaisir d’être sur scène. Sa bonne humeur communicative se transmet au public avec un objectif : « Feel Good ».

Nous nous retrouvons dans la salle Maxi, pour voir Colt. Le groupe se distingue par des mélodies accrocheuses, des paroles introspectives et des productions électroniques originales. La salle est pleine, et le public reprend en choeur les hymnes entrainants.

C’est compliqué d’accéder à Trempo pour voir Hyper Jacuzzi. Le trio joue une musique électronique live et dansante, inspirée par la techno, la house et l’acid jazz. La performance scénique est énergique et dansante.

Ago Gazo mêle musiques électroniques et traditionnelles d’Afrique de l’Ouest, notamment le gazo, une musique traditionnelle du Togo. Le groupe crée ainsi un son unique et original qui invite à la danse et au voyage. En concert, cela se sent tout de suite et le public n’est pas en reste.

Cette année a été mémorable. La programmation variée nous a permis d’apprécier un ensemble d’artistes plus que prometteurs. Dommage que le festival n’ait lieu que tous les 2 ans !

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