Vampire Weekend – Contra

Figure désormais emblématique de la nouvelle scène indépendante américaine, les Vampire weekend remettent leur titre de groupe le plus cool en jeu avec leur nouvel album, Contra. Deux ans après avoir été encensés par la presse musicale grâce à un premier LP de grande classe, les quatre musiciens baba- cool confirment tout le bien que l’on pouvait penser d’eux.


Comme beaucoup d’artistes récents (Arctic Monkeys en tête), les anciens pensionnaires de la fac de musicologie de Columbia ont bénéficié de l’aide des internautes pour se faire connaître et ont parcouru un itinéraire des plus flatteurs, grillant la priorité aux autres durant leur fulgurante ascension. Restait à confirmer le phénomène provoqué autour des successeurs peu conventionnels de Soukous.


Musicalement, pas de réelles surprises à mettre au crédit du collectif emmené par Ezra Koenig. Il n’empêche. Contra est un disque incroyablement efficace et maîtrisé de bout en bout. Les Vampire weekend ont conservé leurs influences africaines et occidentales avec toutefois des influences new- wave (Giving up the sun) et funky plus évidentes. Et ont gardé ce sens de la mélodie indéniable. A l’image du premier opus, ce nouvel album fait également office de mine d’or avec des titres certes easy- listening mais qu’on ne peut s’empêcher de reprendre à tue- tête pendant des heures. Horchata et White sky font parties de ces chansons que l’on aimerait écouter sur une plage aux Antilles, buvant un cocktail dans une noix de coco. Côté singles (potentiels), Cousins et sa ligne de guitare reptilienne accélérée fait vite oublier le génial A- Punk (sortie en 2008) tandis que Holiday et California english, les morceaux les plus proches de l’upper west side soweto du quartette, sont calibrés pour faire bouger les foules aux quatre coins du monde.


De fait, sans frimer et en conservant les principaux axes qui ont fait leur réputation, Ezra Koenig et sa bande remplissent largement leur objectif en asseyant leur domination sur le toit du monde avec ‘Contra’ et assurent tranquillement leur itinéraire vers la gloire. Un album à consommer sans modération.




2 comments

  1. Gaby says:

    J’ai l’impression d’être le seul à ne pas aimer cet album. Autant je trouve leur premier très bon, autant dans celui-là je trouve qu’il manque quelque chose. Moins de mélodies entraînantes sûrement, même avec Horchata j’ai du mal.

    Je suis déçu, mais c’est sûr qu’il partait du top avec leur précédent album …

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