Raphaël Imbert “Music is My Hope” @ Au Fil des Voix

Nous voila mi-février et Au Fil des Voix est déjà fini. La faute à un calendrier difficile à concilier, la soirée de clôture du festival sera mon seul et unique concert de la cuvée 2018. Mais je ne pouvais pas louper le passage de Raphaël Imbert « et ses potes » dont le nouvel album fraichement sorti Music is my Hope tourne en boucle à la maison depuis maintenant 3 semaines.

Mais on ouvre d’abord la soirée avec la folk personnel de Inga Liljeström, qui malgré son nom nordique, nous venait d’Australie. C’est propre et bien exécuté… mais un peu trop maniéré à mon goût.

30 minutes de pause, et c’est reparti avec Raphaël Imbert qui amène sur cet album et cette tournée ses amis, sa sœur et son boulanger. Un casting intime, sans prise de tête ou d’ego, où tout le monde à sa place. Ça donne un ensemble cohérent, où les harmonies de saxophone et voix fusionnent, tout comme les deux guitares. Peu de solos au final, on privilégie le collectif !

Le concert ouvre avec Didn’t My Lord Deliver Daniel, un negro-spiritual traditionnel, histoire de bien s’assurer que tout le monde soit réveillé. Puis on enchaine sur la version hypnotique de Peat Bog Soldier. Deux reprises pour commencer, deux luttes de deux mondes diffèrent : l’esclavage américain pour le premier morceau, l’antifascisme pour le second. L’album et ce concert dont tous les morceaux joués en sont extraient, tournent autour de la revendication, l’activisme et l’espoir évidemment.

La suite du concert reprend donc l’essentiel des morceaux de l’album, exception faite des morceaux avec Big Ron Hunter qui n’était pas de la partie ce soir là (je suppose que l’aller-retour des États-Unis pour un concert n’était pas forcément des plus aisés). Nous avions par contre avec nous Manu Barthélémy pour le chant traditionnel provençal Vaqui Lo Polit Mes de Mai. Raphaël Imbert prend un malin plaisir à raconter la genèse de l’enregistrement de ce morceau. Alors que les musiciens jouent à l’inauguration de la boulangerie de Manu à Forcalquier en Provence, ce dernier les rejoint au chant pour interpréter ce morceau. Révélation, il faut absolument l’enregistrer.

Raphaël Imbert nous explique pour chaque morceau les raisons de sa présence dans le projet avec une bonhomie communicative. Il est bien impossible de résister, on se laisse emporter dans ce voyage musical sans limites de forme ou de genre.
À la sortie du concert, on a qu’une envie, c’est de se remettre l’album, d’aller (re)découvrir les versions originales, décrypter leur texte et prolonger le voyage.

 

Voyageur-geek-photographe et fan de bon son !

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