Adele ″ 21 ″ – l’Age de Raison

Adele ″ 21 ″ – l’Age de Raison

 


La fille sur la photo. Regardez bien. Une independent woman, debout mais blessée. 21 ans, et pourtant elle en impose, Adele. Elle n’est évidemment pas sans rappeler Amy. Wait… Amy qui ?

“There’s a fire starting in my heart…” Elle annonce la couleur dès le début. C’est un album qui brûlera celui qui s’en approchera de trop près. C’est une histoire de rupture, une autopsie amoureuse chantée avec grâce et maîtrise, et des paroles qui coupent comme des lames de rasoir.

Adele, c’était Hometown Glory dans votre ipod (oops placement produit !), à vous faire pleurer dans un train ou dans la rue à 3h du matin. Eh bien en 2 ans, elle n’a pas beaucoup changé. Elle est comme vous, comme moi, elle a pris des coups, s’est relevée, et a écrit pour évacuer. C’est la musique de la douleur, la soul qui vous déchire et vous donne envie de hurler avec elle dans votre salle de bain. La seule chose que vous risquiez étant au pire de réveiller vos voisins (et vous les aimez vos voisins, right ?).

Parler de rupture c’est aussi parler d’amour, avec mon coup de cœur, Lovesong (reprise de The Cure, oops étalage culture !) qui m’a happée dès les premiers accords. Ce blues teinté de bossa nova lui donne une certaine douceur. Traverser 21 c’est un peu comme faire le deuil en plusieurs étapes. De la revanche – Rolling In The Deep – et sa guitare qui attaque d’emblée (le clip de ce 1er single est en apparence simple et pourtant… magnifique). Et des regrets, avec le sublime Someone Like You. Découvert en live chez Jools Holland (renversant, ici), j’ai dû apprivoiser la version studio, pourtant assez peu différente, mais du moins perceptible quand vous connaissez sa voix, ses intonations. C’est aussi un air espiègle rétro qui vous fait danser – Rumour Has It – (titre produit par Ryan Tedder, que je n’attendais finalement pas dans ce registre), où elle se moque des ragots et des chassés-croisés amoureux ; ou encore un hymne déchirant calibré pour les radios – Set Fire To The Rain. Sans oublier son côté rebelle – Turning Tables, souligné par un air de piano entêtant.

Adele c’est en fin de compte cette rage de sa voix rocailleuse mêlée à la mélancolie des violons. Me demandez pas, les violons auront toujours raison.

21 me rappelle une tempête, la pluie. Le genre d’album qu’on écoute dans la nuit, lors d’une conversation animée, quand on ne sait pas encore si l’un reste ou l’autre part. Ecouter 21 c’est saigner un peu, mais aimer toujours.

5 comments

  1. Melissa says:

    Je te conseille vivement de l’écouter Antoine. Adele en plus de confirmer son talent indescriptible, nous pique et nous emporte dans son monde.

  2. free music says:

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