Eurockéennes 2019 – Dimanche

Eurockéennes 2019 – Dimanche

Ha bah, déjà le dernier jour ? On a beau être passé sur un format 4j désormais, le temps passe toujours très vite (même si nous avons l’impression que le format 4j contient autant de groupes que le format 3j, avec des journées plus courtes).

Pour ce dernier jour, la programmation était moins évidente que les 3 premiers jours, et surtout moins “jeune” du côté des têtes d’affiche. Du coup, ça se ressentait au niveau de la fréquentation. Pourtant il y avait quelques perles dans la programmation.

13 Block

Ce sont les rappeurs de Sevran qui ouvriront le bal pour cette dernière journée. Bon… alors, de notre côté, on n’a pas très bien compris le plan. A priori ce sont 4 potes qui enchaînent les joints sur scène… pour ce qui est du son, nous n’avons pas vraiment eu de révélation. Bref, on passe à autre chose.

Trippie Redd

Dans la série des emo-rappeur-soundclound-US-a-dread, nous avions eu Tekashi69 l’année dernière, cette année c’est Trippie Redd. Même schéma : le dj arrive 30 min à la bourre sur scène, chauffe le public pendant 10min… avant que le MC arrive sous les ovations du public… puis tout tombe à plat. Aucune énergie, aucun effort, le show tourne rapidement à la vieille blague. Bref, on est curieux de voir qui sera le prochain rappeur US à nous décevoir…

Underground System

Après cette entrée en matière douteuse, il était temps de remonter le niveau et c’est Underground System qui va s’en charger. Le groupe d’Afrobeat New Yorkais arrive en force sur la scène de la Loggia (mais que de bons concerts sur cette scène cette année !!) pour faire groover le public. Quel contraste après nos deux premiers groupes : la chanteuse Domenica Fossati déborde d’énergie et le groupe remet un bon coup de frais à l’afrobeat ! Impossible de résister…

Christine & the Queens

Bon, soyons honnête, on n’est pas forcément fan du son de Christine & the Queens (les goûts, les couleurs, etc…), mais on était assez curieux de voir la prestation scénique. Au final Christine & the Queens, ce n’est pas que de la musique.

Alors, le premier morceau (on a vu que ça) nous a mis une belle claque visuelle. La chanteuse française est accompagnée d’un groupe live, d’une troupe de danseurs de haut vol et de pyrotechnie en tout genre. Ça en jette et c’est super bien fait.

Mais devant toute cette pop synthétique, l’appel du hardcore se fait ressentir, et on file vers la plage…

Turnstile

Sans transition, on arrive à la plage où joue Turnstile, groupe de hardcore de Baltimore aux accents punk et grunge. Ça joue à fond la caisse, totalement déstructuré, avec un plaisir non dissimulé. Mais surtout, c’est peut-être le premier concert en 4 jours où on sent que rien n’est calculé sur scène, tout est 100% spontané et sincère (contrairement à certaines grosses formations métal, où on à l’impression d’enchaîner les figures imposées du spam dans le public, Wall of death et autre Circle Pit).

Le public ne se fait d’ailleurs pas prier pour mettre un bordel monstre sur la plage.

The Roots

Après notre début de journée rap douteux, the Roots apparaissent comme des sauveurs, pour rappeler aux jeunes qui sont les patrons. La bande à Questlove arrive comme toujours en grosse formation (une petite dizaine sur scène) pour un voyage dans le rap de toutes les époques, de ses racines jazz-soul à aujourd’hui. 

Pour se mettre dans le bain, c’est un musicien seul à la MPC qui va se charger de chauffer la foule (ha, bah ça change de l’enchaînement des tubes du moment par un DJ) avec une virtuosité de haut vol. Puis le groupe débarque au complet pour enchaîner les morceaux sans quasiment aucune interruption, à la manière d’un long mix de 1h, piochant entre leurs compositions et des medley de classiques du rap réinterprétés en live. Comme notre soliste de la MPC, chaque musicien maîtrise son instrument à perfection, et chacun viendra improviser sur cette grosse machine à groover.

88Kayso Junrei

Petit détour par la Loggia où le groupe de rock japonais semble bloqué dans un trip guitare Hero des 80s. C’est rigolo, mais en fait the Roots c’est quand même vachement plus sympa. D’ailleurs pourquoi on a quitté leur concert ? Allez, on retourne voir the Roots au chapiteau.

The Smashing Pumpkins

Alors, on les avait déjà vus au même endroit il y a quelques années… et on n’en avait pas un souvenir fabuleux. En plus, ils ont la lourde tâche de remplacer Prodigy qui devait jouer en clôture du festival ce soir-là.

Bon… bah au final, ils ne nous auront que fait regretter encore plus le décès de Keith Flint de Prodigy (qui était initialement programmé pour ce créneau)

Le groupe est bien là, avec une belle scénographie, en formation quasi d’origine et ça joue très bien. Mais surtout c’est horriblement froid et distant et les musiciens ne semblent jouer que pour eux-mêmes. Alors passé 2-3 morceaux, on se dit qu’on va aller voir ailleurs.

Arnaud Rebotini joue 120 BPM

C’est donc à la plage qu’on fera notre clôture, avec le musicien français accompagné de l’orchestre Don Van Club. Au final on remerciera Billy Corgan et ses comparses de nous avoir fait fuir la grande scène, parce qu’on est très bien là, à la plage. 

L’idée du jour, c’est donc de rejouer sur scène la B.O. du film 120 Battements par Minute (pour lequel Rebotini a eu un César de la meilleure B.O.), sur scène, avec l’orchestre. Belle performance que de réussir à faire groover les mélodies des cordes en live, le tout avec la classe et la modestie habituelles du musicien. Dans le public, on se sent léger, on danse et on apprécie simplement ce moment, bien loin du délire ego-centré de la grande scène. Qu’est-ce qu’on est bien bien sur la plage, sous les étoiles avec Arnaud Rebotini pour finir ce festival.

Des fesses, des gens, des culs, des gens, des booty, des gens

Voyageur-geek-photographe et fan de bon son !

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