Dope Saint Jude + Pongo @ Espace Django

C’est la rentrée à l’Espace Django, et autant dire que la salle nous a gâtés au niveau de la programmation de ce dernier trimestre. Ce jeudi, c’était un plateau féminin double avec Dope Saint Jude et Pongo. Bon, visiblement le mot n’était pas passé chez tout le monde, mais un plateau féminin (et féministe) ne veut pas dire que les hommes n’ont pas le droit de venir au concert.

Quoiqu’il arrive, la salle est comble pour l’arrivée de Dope Saint Jude et son crew 100% féminin (DJ + Backeuse). La Sud-Africaine offre une prestation bien puissante et énergique, reprenant les codes du rap contemporain dépouillé  de ses aspects misogynes (ou tournant ces derniers à la dérision). Si Dope Saint Jude fait du rap, c’est parce qu’elle a des choses à dire et elle s’assure que son message soit bien reçu par le public, que ce soit par son flow posé et précis ou par ses interventions entre les morceaux. Son message est féministe, révolutionnaire, égalitaire et antiraciste, le tout porté avec le sourire et l’énergie. Côté son on n’est pas en reste, le beat oscillant entre des inspirations trap et quelques sonorités plus old school n’ont rien à envier aux prods US. Pour parfaire le tout, la salle est comble, le public à fond (enfin en dehors des 3-4 mecs qui sont allés se cacher au fond de la salle).

Deuxième artiste de la soirée, on retrouve la Portugo-Angolaise Pongo qui évolue en solo après son passage au sein de Buraka Son Sistema. Toujours dans la veine du Neo Kuduro, on entre dans le show sans avertissement à 300%. Accompagnée de deux musiciens au percussionniste électronique et aux simples, elle débite ses lyrics en portugais avec le débit au maximum et le sourire ultra-bright. Ça permet de bien secouer la salle qui revient de la bière de l’entracte, mais après 4-5 morceaux, une légère monotonie s’installe. C’est qu’on ne fait pas trop dans la nuance. Du coup, on appréciera particulièrement l’arrivée de “Kuzola”, son titre phare, qui fait descendre les BPM  et permet à tout le monde de souffler un coup. Être à 300% a aussi ses avantages lorsque les galères techniques commencent. En fin de concert, problème de connectiques sur la batterie électronique, il faudra plus de 5 minutes pour rétablir cette dernière. Pendant ce temps, Pongo fera malgré tout danser la salle, seule, a capella. Pour enfoncer le clou, on finira par une reprise de “Wegue Wegue” de Buraka Som Sistema, avec le public invité sur scène !

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