Arctic Monkeys @ Bordeaux, 30/01/10

La Médoquine qui a déjà accueillie Franz Ferdinand en novembre et Oasis très exactement un an avant ce trente et un janvier est officiellement complète pour les singes arctiques de Sheffield. 3 000 personnes se sont donc déplacées pour voir ce qui pourrait très bien être le prochain groupe le plus influent d’Angleterre, qui de plus, se fait rare en France.

Mais autour des 20h, c’est Mystery Jets, la première partie française, qui apparait sur scène. Ils ne s’attardent malheureusement pas plus d’une demi-douzaine de chansons. Pourtant, ils font office de prélude très convaincant, bien que pas forcément très chaleureusement accueilli par les fans des Monkeys impatients – il faut dire qu’on a dû attendre des années lumières pour que ceux-ci descendent enfin vers le sud français. (Mystery Jets : dernier album sorti ; « Twenty One », 2008)

Peu de temps après, ce fûrent bien les Arctic Monkeys qui débarquèrent sur scène. Ils balancent direct « dance little liar » extrait envoutant de « Humbug », et enchaînent sans arrêt sur le très efficace « brianstorm » (« Favourite Worst Nightmare »). Dans les premiers rangs, ça se déchaine violemment, alors que Turner et sa bande n’ont toujours pas lâché un mot. Qui plus est, sur ces deux premiers morceaux, le son est relativement pourri et la voix du chanteur est presque imperceptible. Tout cela viendra cependant plus tard : à la fin de la deuxième chanson, le chanteur prend la parole pour lancer un classique « bonsoir bordeaux, ca va ? ». Le groupe anglais expédie ensuite « this house is a circus » et arrive rapidement au très bon « still take you home » qui gagne encore plus d’intensité en live.
Quelques chansons désormais rangées au rang de morceau classique telles que « I bet you look good on the dance floor », « the view from the afternoon » ou le plus récent single « crying lightning » reçoivent un franc succès de la part d’un public plus vif que les membres du groupe.

La set list de cette tournée française mélange les trois albums du groupe, mettant subtilement en évidence le dernier sorti, mais oublie malheureusement quelques perles appréciables des précédents albums – notemment le premier « Whatever people say I am, that’s why I’m not » – comme « mardy bum », « bigger boys and stolen sweethearts », « leave before the lights come on » ou « fake tales of san francisco ».


S’enchainent les trois chansons les plus puissantes de « Humbug » d’un trait : « my propeller », « crying lightning » et « dangerous animals », spots rouges et bleus à l’appui.
Seul Alex Turner s’adressera au public pendant toute l’heure et quart (arrondie) que durera le concert, moitié en anglais moitié dans un français assez convaincant. Bien que légèrement mou au début, le groupe se rattrape cependant sur la fin du concert, peut-être est-ce dû à l’irrégularité de la setlist qui laisse pour la fin les meilleurs morceaux…
Trop vite, le chanteur débute ses adieux, avant d’enchainer sur « secret door » qui verra son troisième couplet, foooooools on parade, recouvert d’une pluie de confettis festives… – surprise des plus réussie, bien qu’éventuellement dangereuse pour la santé cardiaque des spectateurs.
Quelques minutes d’attente puis le rappel réglementaire ; deux chansons que sont l’efficace « fluorescent adolescent » et le très joli « 505 ».
Après un signe de main chacun, le groupe de Sheffield disparait pour de bon, et on nous pousse hors des portes dans l’intrépide froid de février.
En résumé, un bon concert bien que peu spectaculaire. Les Arctic Monkeys ont heureusement d’excellents albums sur lesquels s’appuyer.

Ci-dessous, Arctic Monkeys jouent le premier single de leur troisième album; « Crying Lightning« .
http://www.youtube.com/watch?v=ESTQuQtsmEU

 


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