Sweatshop – Can We get Hooked Up ?

Sweatshop – Can We get Hooked Up ?

sweatshopCan We get Hooked Up ? de Sweatshop doit déjà tourner en boucle dans pas mal de playlists. Et si ce n’est pas le cas, c’est un tort. Car, la musique de ce trio danois est de très haute qualité. Entre hip-hop/soul, nu soul et échappées reggae, cet album propose un condensé de beats irréprochables, relevés par la voix du chanteur Jonas Rendbo et le phrasé du rappeur Kuru Agami.

Le groove s’étoffe un peu plus avec cette jeune garde originaire de Copenhague. Sweatshop est né de la rencontre, en 2007, entre Daniel Fridell, Kuku Agami et Jonas Rendbo. Après des albums en solo et un EP commun (The Getaway en 2012), suffisamment convaincant pour séduire la playlist de Radio Nova, ils récidivent donc avec ce très bon nouveau chapitre novateur et bluffant.

Le tour de force de cet album réside dans sa fraîcheur rythmique et dans sa tournure sobrement sophistiquée. Le mélange entre la voix juste et sensuel de Jonas Rendboet le flow millimétré de Kuru Agami donne très vite de quoi méditer. L’écoute de Drug, le  premier titre, provoque un sentiment paradoxal, partagé entre l’amertume que suscite la dureté du thème et l’immense plaisir auditif. Un beat limpide et profond accompagné d’une instrumentation épurée constituent la formule utilisée sur l’ensemble de l’opus. Si Make It Count est construit sur une ossature hip-hop plus classique, c’est pour mieux laisser s’exprimer la voix soul de Jonas Rendbo. Même le reggae de Can We get Hooked Up ? n’est pas surchargé. Et lorsque les basses sont font plus insistantes, c’est pour donner un morceau à la fois suave et groovy comme These Be The Lines (Feat Shaka Loveless). On dirait Bilal dans ses meilleurs œuvres.

Le groupe s’amuse ainsi facilement avec plusieurs genres. En plus de Can We get Hooked Up ?, deux autres titres reggae, I Wanna Know et Get Away figurent sur la tracklit, mettant en évidence la qualité du MC. Et puis, il y a aussi ce titre, This Is Not Love, véritable petite pépite rap, fait d’un petit beat et d’une mélodie métronomique super entêtante. Un album hyper léché, qui mérite tout sauf de passer inaperçu, tant il ne devrait faire que très peu de déçus.

En concert le 29 mai au Nouveau Casino

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