The Stepkids

Les astrophysicens n’ont annoncé aucune faille dans le continuum espace temps… Pourtant, les trois compères formant l’atomique band The Stepkids semblent tout droit sortis d’une Stargate ouverte sur les 70’s. Et quelle belle idée d’ailleurs, que cette intro et cette outro pour marquer que le temps se fige l’espace d’un album !

Blaxploitation ! La musique des Stepkids sonne en effet comme ces bandes originales, véritables bombes jazz, soul et psyché, signées par des maîtres tels qu’ Isaac Hayes ou Curtis Mayfield. Ca embraye à en faire crisser les pneus, avec une bombe soul et psyché, Brain Ninja, qui sent bon le repère, genre boîte de streap’ comme peut en fréquenter l’ami Huggy qui a toujours de bons tuyaux. Les claviers sont plus psyché que jamais alors que la batterie jazz donne de la cohérence à la multitude des chœurs et des voix venus d’en haut et d’en bas, comme une expérience sous acide. Surburban Dream explore un registre plus blues avant de nous plonger, tout entier, dans un état contemplatif, perdu au milieu des claviers foisonnants. Shadow on Behalf, aurait pu accompagner les déambulations d’une certaine vengeresse nommée Coffy : Ah ! Envoûtants charleys qui laissent place à une batterie catchy, des tambourins en feu et ce sensuel « ouh ouh » sur la voix  du chant lead qui déploie une si belle énergie… Le sublime La la, avec ces chœurs féminins voluptueux, ses violons un poil discoïdes nous met à la bouche comme un goût de Roy Ayers. Le son Motown, époque Whitfield, est aussi bien représenté dans cet album, notamment avec le magnifique Legend In My Mind.

On pourrait encore parler longuement, tant chaque morceau est une pure réussite, un équilibre parfait qui relève de tant et tant d’inspirations. Et il y a de quoi être sensible : le timbre des instruments et des voix, ainsi que la qualité sonore, rien de rien n’est laissé au hasard. Tout est mis en œuvre pour donner à chaque titre une patine rétro, comme si c’était du vrai de vrai qui avait traversé les années… Il suffirait de dire que The Stepkids synthétise les constructions qui ont fait les beaux jours de la musique noire américaine depuis les années 60. A écouter absolument !

 

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