LFSM @La Maroquinerie : Sydney Wayser, The Tiny et Sarah Blasko

Le festival Les Femmes S’en Mèlent  met en avant les artistes féminins de la scène indépendante. La Maroquinerie affichait une scène internationale puisque Sydney Wayser, défendant sa bannière étoilée, laissait place aux Suédois de The Tiny pour clore sur Sarah Blasko, qui nous vient tout droit d’Australie.

Sarah Blasko à la Maroquinerie

Sarah Blasko


Sydney Wayser

Les joues rouges d’une enfant qui vient de courir pieds nus dans les allées fleuries d’une banlieue bourgeoise comme on en voit que dans les films américains, Sydney Wayser affiche un sourire communicatif. Si son deuxième album The Colorful est calme, elle arrive à l’animer sur scène : ses refrains sont peut-être simples mais lui permettent d’éprouver ses capacités vocales et le public ne s’y trompe pas. Nous voilà transportés dans un espace temps d’enfance heureuse qui n’aurait pu être mieux traduit dans le choix de sa reprise : ‘Wouldn’t It Be Nice’ des Beach Boys.

Sydney Wayser – Lullaby

Album The Colorful (disponible chez Volvox)

The Tiny

Dès les premiers morceaux, la première image qui vient à l’esprit est une comédie musicale. Le chant est très narratif, le phrasé est rythmé, comme une histoire. Pourtant, la scène ne porte pas de trace d’un quelconque univers : sobre, la chanteuse Ellekari Larsson est assise au synthé et Leo Svensson reste sagement derrière ses machines. La seule animation visuelle provient de son t-shirt Superman, ce qui casse un peu le mythe. Mais fermez seulement les yeux et vous avez trouvé la meilleure bande son du dernier Burton ou du prochain Dreamworks.

The Tiny – Last Weekend

Album disponible Gravity & Grace (Non Signé)

Sarah Blasko

De la prestance, Sarah Blasko en a sans avoir besoin de surjouer. Accompagnée d’un groupe complet, elle nous captive, nous subjugue en l’espace de quelques mesures. Le public est plus que sous le charme, il baigne dans une aura bleutée qui rayonne de la personne de Sarah Blasko.
Sa voix est fragile et intense à la fois, la contrebasse souligne le poids des paroles et la batterie ondoie… le tout nous enveloppe : il semble qu’elle me connaît, elle a compris mes peines et m’offre une consolation au sein de ses chansons. Loin de nous déprimer, ses compositions font comme un plein d’énergie et de courage.

Je ne me lasse pas de son album As Day Follows Night [chez Dramatico] en attendant son retour le 26 mai au Trabendo en première partie de The Temper Trap.


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