CLAP YOUR HANDS #Day1 // MICKY GREEN + CLAIRE

CLAP YOUR HANDS #Day1 // MICKY GREEN + CLAIRE

Lundi dernier, le a lancé le coup d’envoi de la 4ème édition de son avec comme tête d’affiche . Cependant, comme à son habitude, le festival réserve toujours de très bonnes surprises surtout en première partie, cela a été le cas cette fois aussi, avec  , venu directement de Berlin et qui faisait son tout premier concert parisien. Retour sur une jolie soirée.

 

CLAIRE


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Crédit Photo : Marilyne MAIGRAT

CLAIRE…Mais que se cache-t-il bien derrière ce groupe, encore inconnu, faisant référence à un prénom empreint de clarté et de lumière ? Le groupe m’interpelle et j’avoue que quelques mots échangés avec Fred en charge de la programmation du Café de la Danse, suffisent à aiguiser encore plus ma curiosité.
Alors que le groupe s’avance sur scène, l’obscurité envahit déjà la salle. Une vidéo est projetée en toile de fond, à l’arrière de la scène. Le jeu de scène est sobre mais terriblement efficace. CLAIRE, malgré sa jeune expérience, semble vouloir nous entraîner dans son univers. CLAIRE nous vient d’Allemagne et dès les premières notes, la cold wave berlinoise envahit l’espace. Initialement composée de 3 musiciens et producteurs, Mathias Hauck, Nepomuk Heller et Florian Kiermaier, la formation s’est enrichie suite à une collaboration fructueuse de l’électrisante chanteuse et compositrice, Josie-Claire Bürkle. CLAIRE flirte avec l’indie-rock et l’électro pop voire même le hip-hop. Le groupe s’apprête d’ailleurs, après une tournée triomphale aux Etats-Unis, à sortir en mai son premier album « Great escape » après un EP « Broken Promised land » sorti en 2013. L’air de rien, voire avec fraîcheur et candeur, le groupe est capable de vous faire grimper aux rideaux tout en vous plongeant la tête dans les étoiles.
J’avoue sans complexe que je me suis laissée facilement emporter tant par l’énergie ultra communicative de sa chanteuse, que par sa longue chevelure blonde, virevoltant à chacun de ses mouvements.


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Crédit Photo : Marilyne MAIGRAT

 

Le public au départ, quelque peu étonné de cette 1ère partie survoltée, s’est laissé prendre au jeu. CLAIRE c’est un groupe qui repose sur la dualité : la dualité vocale tout d’abord, la voix grave du guitariste et celle si « claire » (n’y voyez aucun jeu de mots) de sa chanteuse qui s’accordent souvent sur les titres et ce n’est pas sans rappeler The XX. Dualité musicale, CLAIRE conjugue parfaitement l’énergie rock aux sonorités électro pop. Je rajoute à cela, une dose de sensualité parfaitement incarnée par sa chanteuse, qui durant tout le set n’a fait qu’onduler et diffuser une énergie contagieuse. Et quand elle se lance sur un titre aux accents hip-hop, elle balance sans complexe un flow terriblement fluide et rageur, en gardant le sourire aux lèvres et haranguant le public pour qu’il se déhanche avec elle.
La batterie omniprésente est organique, pareille à une colonne vertébrale au milieu de ces sonorités électro. Elle donne l’impulsion et surtout apporte une rythmique imparable qui ne vous fait pas résister  bien longtemps à l’appel de la danse. D’ailleurs, devant cet enchainement de morceaux, tous plus dansants les uns que les autres (à l’instar de Games ou encore Broken Promise land) , j’ai très vite délaissé mon fauteuil pour me lever d’un bond et sautiller frénétiquement.
Le dernier morceau (après quelques petits bugs techniques), apparaît plus synthétique (on croirait que c’est un feat. Des Daft Punk)  mais ce qui est intéressant c’est le contraste de cette voix de robot avec la voix de Josie-Claire. Le concert se finit ainsi  en apothéose techno house. Génialissime.

Je vous recommande d’écouter l’EP, cependant, il ne reflète en rien, le potentiel de ce groupe qui sur scène déploie tout son talent et apparaît bien moins lisse que ses 4 titres.

L’EP « Broken Promises Land » est disponible sur toutes plateformes de téléchargement.
A surveiller donc de très près car leur album «  Great escape » est prévu pour Mai 2014.

Pour en savoir plus sur CLAIRE , découvre son site internet  ou sa page Facebook

 

 

MICKY GREEN

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Crédit Photo : Marilyne MAIGRAT

 

Annoncée comme la tête d’affiche du festival CLAP YOUR HANDS (eh oui, les têtes d’affiches généralement, on les reconnaît à la taille de typo la plus grande sur l’affiche), MICKY GREEN s’était fait discrète depuis la sortie la sortie de Honky Tonk en 2010 mais surtout le succès retentissant de son premier album White T-shirt en 2007.
La chanteuse australienne, amoureuse de la France, revient avec un tout nouvel opus intitulé Daddy I don’t want to get married, un album à la pop sucrée qui met en valeur sa voix et surtout sa joie de vivre.

C’est le sourire aux lèvres que MICKY GREEN s’avance sur scène accompagnée de ses musiciens. Autour d’elle, une formation resserrée, essentielle (basse, guitare, batterie et clavier) et surtout une complicité, qui dès les premières mesures, est indéniable. Le ton est donné avec le morceau Garden, frais et printanier. Les titres de ses deux précédents albums s’enchaînent et trouvent très vite un écho dans le public comme Shoulda, In Between ou encore le tubissime OH. La demoiselle à la voix de velours, arbore une guitare électrique, comme pour rappeler qu’elle est avant tout musicienne.

 

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Crédit Photo : Marilyne MAIGRAT

 

Presque nonchalamment, elle s’approprie la scène, pétillante, elle distille sa pop un rien sucrée. Elle est pareille à une petite bulle d’air, rafraichissante qui fait du bien. Bien que je ne sois pas la plus grande de ses fans, j’avoue que l’on tombe facilement sous son charme. Son aisance se traduit aussi par le fait qu’elle aime parler au public. Son joli filet de voix ondule et varie au gré de la mélodie et sur le titre Hey you, elle joue de quelques percussions. Toutefois sur les morceaux plus rocks, la guitare électrique se fait plus présente et puissante, délivrant un solo incisif et nerveux. Quand vient le moment d’interpréter The Catch, elle avoue sans complexe que cette dernière extraite de son 1er album, est sa préférée. D’une façon nonchalante et quasi lascive, elle chantonne du bout des lèvres : « You threw the catch, And I missed it , ha ha ha…I showed my ass , And you kissed it, hahahahaha ». Les paroles sont pour le moins explicites et révèlent encore plus sa sensualité.
S’ensuit le titre Daddy, extrait de son dernier album, où la puissance de la rythmique monte crescendo. Elle se paye même le luxe de réaliser une cover du titre de Diana Ross, Upside Down. Elle ne manque pas d’audace et ça lui va plutôt bien.

 

 

Monsters, autre titre du nouvel opus laisse découvrir la jolie voix de tête de la discrète claviériste, qui pour l’occasion, devient choriste. Avec MICKY GREEN, même les monstres apparaissent enchantés. So scared, terriblement groovy, résonne comme un hymne disco qui donne réellement envie de se trémousser. C’est sur Begin to fade et Lost, en guise de rappel, que la jolie blonde quitte la scène du Café de la Danse.

 

L’album Daddy I don’t want to get married est disponible sur toutes plateformes de téléchargement.

Retrouve toutes les infos et l’actualité de MICKY GREEN,  sur son site internet  ou sa page Facebook

 

 

 

 

 

 

 


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