Soko – My dreams dictate my reality (2015)

Soko – My dreams dictate my reality (2015)

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Cela fait trois ans (date de la sortie de son premier opus, « I thought I was an alien « ) qu’on attend le retour de sur le devant de la scène… musicale. Soko est plus qu’un alien c’est un ovni qui su s’imposer comme une artiste libre, insaisissable, hors du cadre, à la créativité exacerbée. Elle revient donc avec un deuxième album « « , sorti le 2 mars chez , un disque plus révolté, insolent dans lequel Soko revendique ses influences punk.

 

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Si vous ne connaissez pas encore Soko, il va falloir vous y mettre rapidement. En 2015, on risque de parler d’elle et pas uniquement dans les endroits « hype » et underground de la capitale. De son vrai patronyme, Stéphanie Alexandra Mina Sokolinski, Soko est compositrice, chanteuse, multi-instrumentaliste, actrice (la liste est plutôt longue) mais surtout c’est une artiste libre. Agée d’à peine 28 ans, elle a déjà une riche carrière derrière elle. Entre 7ème art (Bye Bye Blondie, Augustine, Les interdits) et studios d’enregistrement, cette jeune bordelaise découverte sur Myspace en 2007, qui a élu aujourd’hui domicile aux Etats-Unis, revient avec un album rock tout en poésie. Véritable esprit libre, Soko est une héroïne romantique digne de la tradition littéraire du 19ème siècle.

Artiste polymorphe, dans ce disque, Soko s’affranchit des codes et des modes et crée la surprise. Réalisant un grand écart musical avec son précédent album aux sonorités folk, Soko lâche sa guitare sèche et ses mélodies un rien enfantines, pour séduire par des guitares électriques hypnotisantes à l’instar du titre « Bad Poetry ». Sa voix de sirène s’enroule autour de la mélodie comme un ruban. Soko nourrit les contrastes et les nuances. Sur « Temporary mood Swings », « My precious » ou encore « Who wears the pants », la rythmique s’emballe et assume ouvertement son influence punk. C’est un rock incisif et il est impossible de résister aux secousses quasi jouissives de ce rock brut et pur.  On pense tout naturellement à . Rien de surprenant à cela quand on sait que l’album de Soko a été produit par le légendaire (qui a également travaillé avec The Cure, son groupe préféré).

 

 

 

Le titre « Peter Pan Syndrome » dégage une vraie puissance. Le titre, plus autobiographique, semble incarné par Soko et rappelle sa propre fêlure, l’écorchure de l’artiste. La ligne mélodique de ce titre est séquencée et débute assez progressivement. Il se déploie peu à peu alors que les guitares électriques l’accompagnent dans son ascension. La batterie accélère le rythme de la mélodie alors que Soko crie son refus de grandir « …I refuse to be big, I refuse to grow… « . Alors que le morceau atteint son climax, la mélodie s’interrompt soudainement et ralentit au point de devenir lourde et pesante. Alors qu’elle rejette sa propre transformation, c’est le morceau qu’elle réinvente. Le titre devient alors ensorcelant voire obsédant. Pour moi, c’est l’une des plus belles réussites de ce disque.

Vous l’aurez compris, cet album s’écoute et surtout se réécoute à l’infini. Il vous ensorcelle dès les premières notes. Il recèle de très belles surprises mais surtout des textes imparables et efficaces. A noter que l’album abrite aussi « Love Trap », un duo très séduisant réalisé avec son ami, sorcier du lo-fi, .

 

« My Dreams Dictate My Reality » est disponible depuis le 2 mars chez Because Music

Soko sera en concert en Mars en France : 15 mars au Transbordeur à Lyon, Le 17 mars à l’Aeronef Club à Lille, le 18 mars à la Maroquinerie à Paris.

 

 


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