Toy Fight, l’interview !

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L’instant d’un déjeuner, j’ai eu la chance de rencontrer Toy Fight. Un jeune groupe de la scène indé française qui délivre leur nouvel album début mai, le 4 exactement. Un opus qui suit Anagram Dances, sorti il y a maintenant 4 ans et qui leur a permi de signer au sein du label Allemand City Slang. Ces jeunes pousses sont donc desormais dans une structure où des groupes internationaux comme Lambchop, Calexico, Broken Social Scene, Get Well Soon ou encore The Notwist sont signés. Classe n’est-ce pas ?

Vous pouvez décrire en quelques mots Toy Fight et nous expliquer comment s’est passé la prise de contact avec City Slang ?
Via Myspace, en 2006. Nous étions à l’époque 3 : Moi (Maxime), David (absent lors de la rencontre) et Sébastien. On faisait de la musique pour s’amuser, composait des titres sans grande difficulté jusqu’au jour où on décide les poster sur MySpace (2005/06, ndr.). Motivés par le retour et le petit succès de nos mélodies, on se met à la recherche d’un label, qu’il soit français ou étranger. On espérait évidemment des retours, qu’ils soient encourageant, négatif et bien sûr positif.
City Slang vous a donc directement contacté par MySpace ?
Oui, et quelle énorme surprise pour nous ! On était vraiment halluciné par le fait qu’un label d’une telle rennomée ait pris leur temps pour s’intéresser à nous et notre projet. Nous étions à l’époque dingue de l’album « Neon Golden » du groupe Allemand The Notwist, qui fait parti des piliers de City Slang. Alors tu n’imagines même pas ce qu’on a pu ressentir quand ils sont venus vers nous !
Héhé, oui j’imagine bien. Vous avez hésité un moment à leur répondre ou votre réponse a été immédiate ?
L’histoire est longue, voir insolite. On leur a clairement dit qu’on était des étudiants, passionnés de musique mais on ne savait pas du tout si on allait continuer ensemble une fois nos études terminées. La réponse du label a été des plus surprenantes puisque pour eux ce n’était pas grave, qu’on pouvait prendre notre temps, qu’ils aimaient notre univers et nos compositions. Bref, City Slang croyait en nous mec !
Toy Fight a donc continué son chemin ?
C’est que ça motive d’avoir un label qui nous suit et s’intéresse à nous ! Le groupe a par la suite évolué musicalement, 3 amis ont rejoint l’aventure. Fin 2007 – début 2008, on avait plusieurs morceaux qui prévisageait déjà Péplum. On a aussi pris notre temps pour ré-enregistrer des anciens titres qui nous tenait tous à coeur. La production de Péplum a pris au final 7 à 8 mois pour un album qui nous plait à tous : nous, notre entourage, notre label. On est heureux et on vit comme dans un rêve. On s’éclate !
City Slang, vous permet donc aujourd’hui de sortir Péplum. Quelles genres d’attentes ils ont envers vous et vous envers eux ?
Toy Fight est clairement à l’ordre d’aujourd’hui un petit projet. Ils nous suivent depuis longtemps, apprécient notre musique et notre mentalité. Être entouré de professionnels du métier (City Slang est distribué par Coopérative Music en France, Ndr.) nous permet d’apprendre tous les jours et on ne peut que rapidement progresser dans une telle structure. Des pros se chargent de nous programmer des dates, de nous faire connaitre auprès des webzines et des magazines ce qui nous permet de pleinement nous concentrer sur notre son. Aujourd’hui on veut aussi avoir la possibilité de jouer sur scène en France voir même en Europe (Toy Fight a aussi deux dates programmées en Allemagne, Ndr.). Y’a plus qu’à confirmer !
La « blogosphère » Française spécialisée dans la musique est passionnée, très active, toujours à la recherche de découvertes. Comment ressentez-vous le fait que les nouveaux médias web s’intéressent à votre projet ?
On est évidemment toujours content de voir que des passionnés de musique croient à notre groupe et n’hésitent pas à parler de nous. Qu’ils postent un de nos titre n’est pas forcément très important, nous ne sommes qu’un petit groupe toujours en recherche de promotion pour qu’on puisse se faire connaitre. Et si ça peut pousser plus de gens à venir nous voir jouer en live, c’est tant mieux ! Nous faisons certes des chansons, mais là où on s’éclate c’est bien évidemment sur la scène afin de partager notre musique à un maximum de personnes.
Dernière petite question : vous écoutez quoi en ce moment ?
Maxime : Comme tu aurais pu t’y attendre, nous n’écoutons pas seulement de la pop indé. Je me passionne actuellement pour la classic soul avec des artistes comme Stevie Wonder mais aussi pour les origines du Hip-hop (A tribe called quest, Afrika Bambaataa, common).
Jean : La musique Nigérianne ! C’est un réel vivier d’inspiration en terme de technique et de rythmique pour des batteurs comme moi.
Sébastien : Phoenix ! Phoenix ! J’écoute en boucle Lisztomania & 1901, les 2 titres déjà disponibles en écoute de leur prochain album.

Je tiens évidemment aussi à remercier Cooperative Music (matthieu, mathieu et michael) pour avoir organisé cet entretien avec Toy Fight et bien sûr le groupe pour avoir eu la gentillesse d’accepter de répondre aux questions.

Péplum (City Slang/Cooperative) de Toy Fight est dès aujourd’hui disponible sur diverses plateformes (Fnacmusic, Amazon).
Un extrait de l’album, « high noon » :
[audio:http://cooperative-music-france.com/podcast/highnoon.mp3]

Quelques liens :

– Le myspace de Toy Fight.
– Le site de City Slang.

J’en profite pour vous parler de Subjective, un jeune mais néanmoins prometteur webzine musical qui a suivi de près ce groupe français !

4 commentaires
  1. Rod says:

    faudrait penser à rajouter des margin-top et margin-bottom dans la CSS … parce que c’est con de proposer une interview aussi interessante qu’impossible à lire sans etre soulé par la casse inexistante.

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