The Lost Fingers @ Le China – Paris




C’est dans le club du China que se tenait le concert , le petit groupe Québécois qui remet le jazz manouche au goût du jour en reprenant les « plus grands tubes » des années 80 !

Fraîchement débarqués de Montréal le matin même, les Lost Fingers avaient donc rendez-vous avec le public parisien du China. Autant dire qu’avec leur costume blanc à nœud papillons, nos amis Québécois se fondaient parfaitement dans le décor atypique du lieu. Ajoutez un peu de fumée de cigare et on se serait cru avec dans un cabaret des années 30.

Le concert démarre timidement sur une reprise de « Tainted Love », extrait de leur premier album « Lost In The 80’s ». Nos 3 musiciens semblent encore en plein jetlag.

Dans une salle bondée (on murmure que de mémoire d’habitué, jamais la salle n’a été aussi remplie), le public, déjà conquis, se charge de booster le groupe… Et ça marche ! Le groupe prend ses aises au fil des morceaux, l’alchimie se met en place. Les prises de parole entre les morceaux de Byron feront esquisser quelques sourires dans l’assistance, tandis que les groupies succomberont au charme son accent québécois. Le capital sympathie du groupe se voit ainsi augmenter à vue d’oeil.

Mais n’oublions pas la musique, les reprises s’enchaînent, non sans humour mais toujours impeccablement réarrangées façon jazz manouche. Nous aurons donc droit aux classiques « Part time Lover » de Stevie Wonder, « Touch Me » de Samantha Fox, « On va s’aimer » de notre Gilbert national,  ou encore « Ça plane pour moi » de Plastic Bertrand.
Ils se permettent même un petit détour dans le hard rock en reprenant « Thunderstruck » d’AC/DC, qui aurait pu être composé par un guitariste manouche… vraiment, ça marche super bien !
Le groupe termine son set sur les très attendus « Billie Jean » et « Pump up the Jam » propulsant l’audience dans un état de transe avancé ! Le public en redemande et nous aurons droit aux « Triplettes de Belleville » et « Ça fait rire les oiseaux » en guise de rappel.
Il est minuit, nos musiciens quittent donc un parterre conquis, et peuvent enfin accéder à un repos bien mérité… après moult signatures d’autographes et discussions avec les fans.

Au final, on en retient un concert très bien construit, des morceaux parfaitement exécutés et un groupe qu’on aimerait avoir comme copains ! Il manquait peut-être un peu de place à l’improvisation et à la spontanéité, dans une musique qui se prête plutôt bien à l’exercice.
Les Lost Fingers ont, malgré mon point, complètement rempli leur mission en nous entrainant dans leur univers, celui des rythmes tziganes des années 30 et la variété des 80’s. Que dire à part que ce fut un réel plaisir de se perdre avec eux entre ces deux époques.

Leur nouvel album « Rendez-vous Rose » est disponible depuis le 7 juin. En bonus, découvrez leur clip interactif :

http://thelostfingers.com/fr

Illustration sur la photo principale : Sabrina Bourzat


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