Au son des salles obscures #4 : Danny Elfman


Pas la peine de se mentir, on est intimes maintenant : je vous ai manqué et c’est réciproque. Il faut dire qu’avec ces trois mois de vacances, je n’ai pas vraiment pris le temps de me remettre à l’écriture. Pour le cinéma en revanche, c’est une autre paire de manche. Comme tous les ans, j’ai écumé les multiplexes, fuyant alternativement la chaleur ou l’orage du monde extérieur. Et c’est justement là que j’y ai découvert la dernière BO de , dans…

Ah mais merde…

Doit y avoir une couille là…

Comment ça la dernière BO de Elfman date de mars ?

De l’art de foirer une intro en beauté.

Non mais c’est vrai quoi, avec l’abondance de ses oeuvres, il y avait toutes les chances qu’il ait bossé sur la d’un film sorti cet été. Même pas. Feignasse !

Qu’à cela ne tienne. Pas besoin d’actu pour  chroniquer l’oeuvre du compositeur attitré de Tim Burton, partageant avec lui son goût pour le baroque et les univers sombres et gothique.



D’univers sombre et gothique il en a rapidement été question dans la collaboration entre Elfman Et Burton. Dès Beetlejuice, leur second projet commun, un univers macabre se dégage. Au troisième essai c’est une réussite : Burton réinvente un Gotham baroque tandis que les ambiances de Elfman accentuent le côté gothique et sombre du Chevalier Noir.

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Le thème principal sera un tel succès que la Warner décidera de s’en inspirer pour le générique de la série animée, censée faire la transition entre le diptyque de Burton et celui de Schumacher. Là encore, une perle virtuelle et auditive, ma madeleine de Proust.


  • Edward Aux Mains d’Argent :

Difficile de faire plus onirique, plus macabre, plus baroque. Plus barré. Le film de Burton est une ode à la marginalité. Un film glacial, et la bande-son de Elfman n’y est évidemment pas pour rien. Comme un brise glaciale elle donne à coup sûr la chair de poule tout en éveillant curiosité et fascination pour la créature aux mains d’argent.

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  • L’Etrange Noël De Monsieur Jack :


Le problème quand on sélectionne une comédie musicale, c’est que, par définition, tous les titres sont mis en valeur. Difficile donc d’en sélectionner uniquement quelques uns de cet étrange Noël lugubre pour vous les présenter. A défaut je vais être on ne peut plus subjectif et vous présenter mes favoris. Après tout, il y a toutes les chances que vous soyez déjà familiers avec « This is Halloween » ou « What’s this ». Ce sera donc « Sally’s song », sûrement le titre le plus mélancolique de cette bande originale.

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Et puisque ça y est, t’es tout triste maintenant, on passe à un truc un peu plus énergique, loin de l’univers classique de Elfman avec la chanson du croquemitaine, jazzy à souhait.

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Certes, les plus beaux sons de Danny (ouais, ouais, c’est comme ça, c’est mon pote, fais pas ta jalouse), ont été écrits pour des films de Tim (arrête de criser, c’est pas grave, toi aussi un jour tu seras intime avec des gens talentueux). Sauf que, comme John Williams qui ne s’est pas arrêté à sa collaboration avec Spielberg, Elfman est également allé voir ailleurs. J’aurais pu retenir Will Hunting pour l’exemple, mais je  vais plutôt sélectionner Spider-Man. Un autre film de super-héros, des années après les deux Batman de Burton. Là aussi, on retrouve une musique de plus en plus rythmée, aventureuse, qui sied particulièrement à l’Homme Araignée. Sans parler du thème de la série animée, repris par Aerosmith dans le générique final du film, mais c’est un tout autre sujet…

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  • Alice Au Pays Des Merveilles :


Ah bah le voilà celui là. Une bande-son depuis fin mars et plus rien depuis. Pour un film médiocre qui plus est. Dommage. La bande-son, il faut bien l’avouer, n’a rien d’exceptionnel non plus. Elle a néanmoins le mérite d’être la dernière en date. C’est déjà ça…

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En fait après les collaborations burtoniennes, c’est sûrement pour des séries TV que Elfman a composé ses plus grosses perles. La raison est simple : pour composer un générique réussi il faut avant tout que sa musique soit accrochante, repérable entre 1000 alors que pour un film, il y a généralement des dizaines de thèmes différents qui sont écrits, tous complémentaires et donc généralement plus subtiles. Les Contes de la Crypte en sont un excellent exemple. Toujours le même univers sombre néanmoins mais avec un thème et une orgue beaucoup plus accrocheuse.

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On change totalement de registre avec les Simpsons. Ouais, ouais, joue pas l’étonné, le thème du générique aux 464 versions est bien l’oeuvre du rouquin macabre.

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Dernière oeuvre présentée, le générique du moins glorieux Desperate Housewives. A vrai dire, j’aime suivre la série sans trop y être attaché, comme un bar auquel on va par habitude et par flemme d’aller voir ailleurs alors qu’on sait très bien qu’ailleurs justement, c’est meilleur. Toujours est-il que cette fois, le thème créé par Danny est bien loin de ses travaux traditionnels à base d’orgues ou de violoncelles.

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Au passage, pour les téléphages estivaliers, ce thème ne vous rappelle rien ? Même en cherchant au fond de vos plus grands plaisirs coupables ? Vraiment ?


3 comments

  1. Paulo says:

    Yes,idem pour le générique de Batman. Le revoir avec quelques années de maturité en plus me fait bien prendre conscience que cette compo, c’est vraiment d’la bombe de balle !

    Plus généralement, merci pour ce petit article de derrière les fagots…à classer dans la catégorie « Culture Générale », osons le dire ! ;-)

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