Rock en Seine, the last day

Day3

Troisième et dernier jour de . Aujourd’hui, la programmation de clôture est alléchante : de à (les grosses pointures) en passant par ce groupe énigmatique « Les petits pois » dont les membres sont restés mystérieux. J’en salive par avance.

macy

15h30 à la Grande Scène… Dieu qu’il faut chaud. Et ce n’est pas Macy Gray qui va refroidir l’ambiance. A peine arrivée sur scène, c’est une tornade, de par sa voix et son charisme. Une robe et des bijoux qui scintillent, une micro en strass, c’est une Diva de la Soul que voilà…Mais ne vous y trompez pas, elle ne se la joue pas solo. Elle s’est entourée de musiciens et de choristes incroyables, qu’elle sait mettre en valeur et présenter à son public (rare ont été ceux qui l’ont fait pendant ces 3 jours). Elle se met même en retrait et laisse l’avant scène à ces deux splendides choristes dotées d’une énergie et d’un coffre hallucinant. La Soul se marie ainsi aux rythmes RnB. Le public qu’elle aime appeler « sexy people » ne s’y trompe pas. Ca danse, ça s’amuse sur des tubes comme « Freak like me », « Why don’t you call me » ou encore « Sweet, sweet Baby », repris en cœur. Des bulles de savon s’envolent dans le public et c’est véritablement un show qu’elle nous offre. Elle fait même participer le public sur « Oblivion » où deux hommes vêtus de survêtements rouge envoient de faux billets à la foule et traversent de part en part la scène, en arborant des pancartes sur lesquelles sont inscrites les paroles des chansons. Bref, un immense karaoké s’improvise à la grande surprise de tous. Un concert à Rock en Seine qui annonce son grand retour en 2010… elle nous a confié qu’un album était en préparation.




Scène de la Cascade, j’attends impatiemment de découvrir « Les Petits pois ». C’est le nom donné par l’organisation, à la formation « surprise » et le moment très attendu du festival. Le programme était d’ailleurs assez clair, nous allions nous rappeler de ce « supergroupe » crée de toute pièce pour jouer dans de rares festivals à travers le monde. Rien que ça ! 18H50, je me rends compte que le public afflue vers la scène de la Cascade. Je me rapproche le plus possible, poussée par la curiosité et cet effet « Kinder » (ne pas connaître la surprise et la découvrir d’un coup, Miam !). Et là, dès les premiers accords, je tombe de l’armoire, c’est le choc… ça envoie du lourd !!! Car derrière ce nom « postiche » se cache un groupe formé par des musiciens déjà mythiques : (Nirvana, Foo Fighters), (Queens of the Stone Age, Eagles of Death Metal) et John Paul Jones, ancien bassiste de Led Zeppelin. Le public ne s’y trompe pas, excepté les midinettes qui s’étaient placées tout devant et qui s’attendaient probablement à un groupe plus « trendy » et moins rock attitude. La voix et le charisme de Josh Homme (What a f****** handsome guy !!!) associé à Dave Grohl font le reste. Ils peuvent tout faire ensemble. A tel point que j’appelle à la rescousse mes acolytes de festival alias Damien et Beorn, pour être sûre que je ne me trompe pas et leur faire partager mon excitation. Cela restera pour moi, le moment mythique de ce festival, un moment inoubliable qui me donne encore des frissons. Le groupe s’appel , nous vous en parlions ici


19h55, les Danois de Veto envahissent la scène de l’industrie et eux aussi ont fait face à une déferlante, celle de MGMT qui jouait simultanément sur la grande scène. Résultat, un public de curieux, peu nombreux et c’est dommage car leur musique est chargée d’électricité, à l’image de leur single « Built to fail » sorti récemment dans les bacs. Le groupe marrie sans complexe les sonorités d’un rock sombre à l’électro. Point fort de la formation, son chanteur Troels Abrahamsen qui impose son énergie vocale et à sa présence scénique. Cependant, je reste sur ma fin car leur prestation reste encore un peu trop discrète et manque de tranchant. J’attends vraiment de les revoir dans une salle très prochainement à l’occasion de la sortie de leur dernier album « Crushing digits », prévu le 24 septembre.


Impossible de passer à côté du phénomène, que dis-je de la tornade Prodigy. La programmation du festival ne s’est pas trompée, les anglais ont mis le feu sur la Grande scène au propre comme au figuré. Imaginez une foule de plusieurs milliers de festivaliers amassée devant cette scène, une agora sous tension, surexcitée par une journée chaude, alcoolisée et poussiéreuse. A quelques minutes du concert, la tension est palpable et ça bouillonne comme dans un chaudron sur le point de déborder. Il m’est d’ailleurs impossible de rester en place et de me poser cinq minutes, je trépigne. Dès leur entrée sur scène, les chanteurs Maxim Reality et Keith Flint font monter la pression d’un coup. Ils déversent leur agressivité sur des beats électro-punk. La foule vibre et danse comme dans une immense rave party. Impossible de résister à ces rythmes tribaux, au point que les chanteurs à tour de rôle se jetteront dans la foule. En plein milieu du public, voilà qu’un feu d’alerte rouge s’allume et comme de rien n’était, tous dansent autour comme en transe. D’autres pour ne pas risquer de perdre une miette de ces instants brûlants, grimpent aux arbres. S’enchaîne alors avec violence et rage, des morceaux comme « Voodoo poeple », « Breathe »… Et sur « Smack the bitch up », Keith Flint demande même à la foule de s’accroupir quelques secondes et de bondir simultanément… un moment dément !!! The Prodigy a clôturé en beauté (le mot me semble tellement faible face à cette prestation) la 11ème édition de « Rock en Seine ».

Article écrit par Geneviève, photos par Beorn en collaboration avec SFR Music


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