Rock en Seine, de scène en scène, Day 2

Day2

C’est déjà le deuxième jour du festival. Au programme des réjouissances, encore une affiche éclectique qui va des « » aux électroboys de « Birdy ». En résumé, une journée qui va être encore bien remplie.

15h15, c’est sur la Grande Scène que la journée a débuté avec le trio londonien, Noisettes. Leur dernier album « Wild Young hearts » sexy et accrocheur, diffuse une pop teintée de soul et de disco. Servi par une chanteuse à la voix impressionnante et au physique ravageur, il ne m’en fallait pas plus pour que je sois impatiente de les voir en live. Malheureusement, j’ai quelque peu été déçu par leur prestation. Desservie par un son médiocre et une scène bien trop grande à mon goût pour le groupe, l’électricité ressentie sur certains de leurs titres comme « Don’t upset the rythm » a eu du mal à être communiqué. Cependant, les prouesses vocales de la chanteuse, Shingai Shoniwa, sont incontestables. Elle m’a littéralement scotché lorsqu’elle s’est mise à grimper à la structure métallique de la scène pour se retrouver à 3 mètres du sol, suspendue par les pieds tout en continuant à chanter sans que sa voix ne bouge ou qu’un signe d’essoufflement soit audible. Une image qui restera gravée et qu’il ne fallait pas rater.


The Asteroids Galaxy Tour, c’est la jolie surprise de la journée. Le duo danois placé sur orbite par un single « Around the bend » qui a fait le tour du monde grâce à la célèbre marque à la pomme, a su démontrer qu’il ne se limitait pas à un seul titre. Renforcé par quatre autres musiciens sur scène, le duo composé de Mette (voix) et Lars (basse) a diffusé sa pop pétillante voire psychédélique (tout comme le costume de scène de sa chanteuse). Sur scène, la ravissante Mette de sa voix enfantine a répandu ses mélodies acidulées et colorées. Bref, ils sont pareils à ces bonbons qui claquent et éclatent sous la langue et finissent en un véritable feux d’artifice.

Ebony Bones sur scène, c’est une bombe atomique qu’on croirait tout droit sortie d’un magasin de farces et attrapes, un vrai carnaval. Ca gesticule, ça saute partout et d’un coup, ton corps se met à bouger sans que tu puisses faire quoi que ce soit. Du Ska à l’afro-beat, Miss Bones est une W.A.R.R.I.OR, elle déborde d’énergie et en compagnie de sa choriste, traversent la scène pareilles à deux feux follets, entraînant la foule dans un délire ska percutant…

Yann

D’une scène à une autre le paysage musical change radicalement. 20h10, le jour décline. La scène de l’industrie est bien remplie car faut dire qu’au niveau de la programmation fait face à « The Offspring » qui joue simultanément sur la Grande scène. C’est un plongeon dans le rock sec et dépouillé de Yann Tiersen. Tronquant son violon légendaire pour une guitare électrique, armé de sa voix singulière, ce musicien de grand talent à laisser Amélie au vestiaire. Avec son groupe (notons la présence à ses côtés de Matt Elliott), il offre des compos bouillonnantes et profondes pour un voyage expérimental, empli d’émotion, le public est comme hypnotisé. C’est étrange, on se serait cru comme coupé de , comme pris dans une toile à la tension permanente allant de la fragilité à la violence. Je quitte la scène de l’industrie après le fabuleux morceau « Fuck me » et je garde en tête, l’image de ce couple qui s’enlace sur cette mélodie.


Autre scène, autre univers. Alors même que je rédige mes notes, je commence à penser que je suis schizophrène. Voilà . Ce prodige écossais des platines a transformé la scène de la Cascade, en véritable dancefloor à ciel ouvert. Je me suis crue un instant à Ibiza, les bras levés, au rythme d’une musique très inspirée des années 80’s, j’ai adoré. Quand il amorce son morceau « The girls », il dénomtre toute la dérision de ses textes et déploie son beat ravageur. Séducteur, il est impossible de ne pas danser sur « I’m not alone » véritable hymne dance des années 80… Sourires et clins d’œil, Calvin Harris aura été, le vent de fraîcheur et de gaieté de la soirée.

The Horrors : Les Cramps rencontrent Alien Sex Fiend et Jesus & Mary Chain. Un son très noise avec un visuel aussi agressant que la musique. Beaucoup d’attitude, de bonnes références, le look qu’il faut, mais tellement déjà vu, en mieux.

Je m’attendais à une révélation avec School of the Seven Bells et je suis tombée sur une lourde déception…Certes, peu de monde avait choisi le ravissant duo, qu’on me ventait comme « magique ». Là aussi, il était difficile de faire le poids face à « Faith no more ». Quoiqu’il en soit, j’avais choisi de les voir en live. Dès le premier morceau, gros larsen, ça commence mal. Pas très à l’aise, elles me semblent un peu perdues. Les voix sont peu audibles et couvertes par la boîte à rythme… c’est très désagréable. Pas très convaincue, j’attends le deuxième morceau. Je ne doute pas que ces deux jeunes femmes puissent avoir du talent mais sur scène et qui plus est dans un festival de renom, je n’ai pas trouvé qu’elles y avaient leurs places.

fouleslam

Alors que Faith no More s’est séparé en 1998 tandis que ses membres entreprenaient d’autres projets musicaux, ils ont décidé de se reformer cette année a l’occasion de quelques festivals Européen. Toujours aussi fous et énergiques, ils ont fait le show a l’américaine, et ce n’est pas le public de Rock en Seine qui s’en est plein! (peu être les voisins)

Birdy Birdy Nam Nam, c’est l’explosion de la soirée. Ces quatre là, ils vous scotchent en moins de deux, un public déjà surexcité par « The Offspring » et « Faith no more » dans la même soirée. DJ Pone, Little Mike, DJ Need et Crazy B, se croisent et tricotent leurs morceaux à 16 mains, ça semble facile à les voir mais c’est impressionnant. Ils scratchent comme personne et en prime, point de bataille d’égo entre eux. Du funk au hip hop en passant par des montées électro hallucinantes, le dancefloor a été électrisé. Seul regret, c’est vraiment trop court !!! Encore !!!

Article écrit par Geneviève, photos par Beorn en collaboration avec SFR Music


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