Live Report : Nina Hagen à La Cigale, 11/10/2009

, la fantasque diva berlinoise, a fait une escale hier après-midi, à pour clôturer en beauté le festival Ile-de-France. Devant une salle remplie à craquer, entre nostalgiques quarantenaires, curieux avides d’extravagance et jeunesse punk à la recherche d’une icône, la grande dame du rock allemand a offert un tour de chant grandiose.


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© Crédits photos Beorn

 

Bien que l’heure du concert soit pour moi synonyme de « Tea time », Nina Hagen m’a fait oublié ce léger décalage horaire. Dans une ambiance surchauffée, Nina Hagen a prouvé qu’elle débordait toujours d’autant d’énergie et qu’elle n’avait pas pris une ride (malgré ses 54 ans). Mini-jupe à damiers, un maquillage exagéré (Amy W. n’a rien inventé !), rien ne manque. Son charisme n’est pas un mythe et cette diva peut tout chanter. Il émane d’elle une générosité et une liberté qui s’exprime par une voix hors du commun et un répertoire immense.

Accompagnée d’un quartette irréprochable, Warner Poland (guitare), Fred Sauer(claviers), Michael Ryan (basse), Marcellus Puhlmann (batterie), elle enchaîne et s’approprie des covers comme « Do you think I’m sexy » de Rod Stewart ou encore « Riders on the storm » des Doors avec une aisance déconcertante. Elle donne à un standard comme « My way » une nouvelle puissance. Elle est la plus fantasque et la plus créative des chanteuses que j’ai eu l’occasion de voir sur scène.
Quand elle entonne son « Ave Maria », une serviette éponge « Bisounours» en guise de voile, à genoux les mains jointes, elle plonge l’audience dans un sentiment contrasté entre béatitude et expectation. Elle est étonnante jusque dans sa façon de chanter « Hasta Siempre », jonglant entre allemand et espagnol. On ressent toute sa ferveur partisane, son goût pour le combat pour les libertés. On ne peut s’empêcher de penser à sa propre histoire, elle qui a été élevée de l’autre côté du mur, et qui l’a vu s’effondrer, il y a presque 20 ans jour pour jour.

Nina Hagen a offert un moment de partage et d’émotion intergénérationnel et a clôturé de la plus belle des façons le festival Ile-de-France, placé cette année sous le signe du féminin.

www.myspace.com/ninahagenrocks


5 comments

  1. David says:

    Oui, elle a toujours été fantastique et elle le reste. C’est vrai que ce public composite, ce jour là à la Cigale était très surprenant. Nina Hagen c’est une personnalité, un talent, un voix plus incroyable et bien plus encore. Après une telle carrière, elle ne se prend pas au sérieux, en ces tristes temps, il y en a pas mal qui feraient bien de prendre exemple… !
    ICH LIEBE DICH NINA HAGEN !
    David.

  2. eh bien nous sommes tout à fait d’accord avec ce beau commentaire ! nous sommes allées voir nina à montpellier, à paris cigale, et aux docks des suds à marseille et nous avons été bluffées par son talent, sa voix nous avons passé 3 soirées inoubliables avec elle.
    c’est vraiment une très grande diva qui a su évoluer avec son époque et elle reste incomparable ! ces dernières créations musicales perso ou avec d’autres groupes sont géniales et nous n’avons qu’un hate : la revoir en 2010.
    à très vite nina, nous c’est sur : on t’aime

  3. pat says:

    jamais vu nina en concert mais cette voix cette force ce cote fou sans jamais l etre avec toujours cette faille de tendresse cette revolte indescriptible ……. ninahagen merci

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