Live Report : Dedans Le Sauvage

Dedans Le Sauvage

Samedi dernier, c’était la soirée dans la salle du de Paris. Extrait de la présentation  : « Découvrez les versants les plus noirs, innovants, extrêmes, subtils et engagés du rock actuel, quelque part entre shoegaze, post-rock, post-punk et black metal« . D’entrée, je ne fais pas parti du public cible mais qu’importe je suis également là pour découvrir et vous faire un retour avec un regard neuf (et objectif ?) sur les trois premiers de la soirée.

teamghost

J’arrive avec une demi-heure de retard dans la salle, pensant devoir jouer des coudes pour arriver devant la scène… même pas, il y avait au maximum une trentaine de personnes et le rock n’a pas encore jailli des murs. Je peux m’installer tranquillement et faire mes essais de shooting d’avant concert. 18H, le premier groupe s’installe et la salle gagne quelques spectateurs. Il s’agit du trio , fondé par un ancien du groupe M-83, Nicolas Fromageau. Probablement le groupe le plus électro des trois que j’ai vu, Team Ghost installe son public dans une ambiance posée aux sons synthétiques. Le chant se fait discret au profit des guitares électriques avec une grosse tendance de shoegaze et d’effets qui finissent par devenir lassant voire à la limite du supportable. Je n’étais pas le seul à me boucher les oreilles sur le larsen final… dommage.
http://www.myspace.com/teamghostmusic

Microfilm
Deuxième groupe à monter sur scène, , qui n’a pas choisi son nom par hasard. Un écran diffusant des animations en noir et blanc est ajouté sur scène pour accompagner les cinq musiciens, qui joue dans le registre post-rock instrumental. On a l’impression d’assister à l’enregistrement live de la musique d’un film noir (Sin City aurait été parfait). Le public du Nouveau Casino, plus nombreux, réagit mollement malgré le voyage sonore et visuel proposé par Microfilm. Il est évident qu’une voix manque, ne serait-ce que pour l’interaction avec le public. Les extraits de dialogue de cinéma n’y changeront rien et on le regrette, car il ne manque pas grand chose.
http://www.myspace.com/microfilmband

Snowman
Dernier groupe à passer pour moi, sans doute le moins audible mais le plus intéressant : . Là on change complètement d’ambiance et ne vous fiez pas à leur look de dandy bien sage, ce quatuor comsopolite venu d’Australie vous prend à la gorge et vous file une grosse claque ! Très brutal au début (vu leur look, j’avoue avoir été surpris !), Snowman vous sert une ambiance post-punk et industriel avec un chanteur qui se déchire la voix au micro. Leurs compositions sont travaillées et diversifiées, accueillant un saxophone, un violon, des percussions tribales et la douce voix d’Olga Hermanniusson. La prestation scénique tourne parfois en véritable furie en observant Andy Citawarman, le petit et fougueux indonésien (percus, synthé et chant) qui fera un tour dans la fosse, tout comme son compère Joe McKee (guitare et chant) sous le regard médusé (et impressionné?) du public. Un groupe à surveiller pour les amateurs du genre !
http://www.myspace.com/thesnowmanempire


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