Lab° @ La Maroquinerie

Lab° @ La Maroquinerie

Lab° @ La Maroquinerie

C’est en toute innocence que je me présentais samedi dernier à pour le concert de . Qu’est-ce que je savais du groupe avant de venir ? Au final pas grand-chose.
C’est un de ces groupes discrets : on a la certitude que c’est du bon son, on les a déjà écoutés il y a quelques années de ça, mais pour ma part mon souvenir est plus que vague. Puis le groupe fait une pause de plusieurs années. On part donc vers d’autres horizons, on libère un peu d’espace de cerveau pour de nouveaux sons et l’on continue son petit chemin…

Lab° @ La Maroquinerie

Sauf que l’ours est encore loin d’avoir dit son dernier mot (attention, analogie douteuse avec une expression préfabriquée abordant les ours et leurs peaux). C’est en effet en l’an de grâce 2010, que nous nous voyons gratifié d’un nouvel album, « Volume »… on nous vend la recherche de l’esthétique pure, l’énergie, la guitare saturée, etc. Qu’à cela ne tienne, tout cela me semble parfait pour être apprécié sur scène, je me rends donc à la Maroquinerie.

Là, les souvenirs se mélangent… ou plutôt se complètent, s’assemblent, s’enchainent… j’ai vécu le concert non pas comme un enchaînement de morceaux, mais plus comme une pièce musicale que l’on jouerait d’une traite. Il y avait une cohérence dans leur musique relativement exceptionnelle, si bien que je ne retiens pas un morceau plus qu’un autre. Je me suis plus pris une déferlante de son non-stop (ou presque) pendant 1 h 30.

Lab° @ La Maroquinerie

La basse est lourde et pose les décors. C’est un peu l’élément qui nous rappelle que Lab°, à la base c’est (ou c’était) du . Le batteur aussi nous offre du à sa manière. On y retrouve les structures, mais l’énergie elle est bien . Ils assureront leur boulot de section rythmique à merveille et bien plus encore.
Notre section rythmique nous a donc posé les décors place aux guitares ! Là, on est pris entre 2 feux. À ma droite ça alterne entre powerchord bien rock’n’roll, et réminiscence de skank dub, à ma gauche, ça triture et ça maltraite de la guitare bien noisy. Enfin le machiniste tranquillement dans son coin se charge de poser des ambiances sombreset triturées qui nous embarquent pour de bon dans l’univers du groupe.

Lab° @ La Maroquinerie

C’est l’air de rien qu’on se retrouve très rapidement embarqué dans ce monde étrange, beau et plein d’aspérités à la fois. De temps à autre, un passage dub vient calmer le rythme effréné des guitares, comme un « silence » qui nous permettrait de mieux prendre conscience de ce que le groupe s’apprête à nous infliger quelques mesures plus tard.
On aura droit à une petite bouffée d’air au milieu du concert, avec un morceau en compagnie de Suzanne Thoma au chant, puis on replonge …
Alors comment donc expliquer le sourire niait sur mon visage à la sortie du concert ? Au final on sent une grande sincérité dans leur musique et dans leur énergie. Le groupe ne surjoue pas, ne surproduit pas. C’est brut et travaillé à la fois, simple et efficace, bref on est touché par la prestation. À voir sur scène, définitivement !


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