John Milk – Treat Me Right

John Milk – Treat Me Right

Dernière recrue du label Underdog Records (Dafuniks, Nanna.B, Fanga, Tribeqa, Dajla, Sweatshop…), John Milk est la nouvelle incarnation du groove à la sauce frenchy. Il publie le très roboratif Treat Me Right, un généreux cocktail composé d’une vague de soul langoureuse, d’une bonne dose de funk torride et d’une pincée de reggae.

John Milk met dans le mille dès son premier album. Ce claviériste et crooner lyonnais s’invite déjà dans la cour des grands, grâce notamment à une voix sensuelle et délicate aisément comparable à celle de Mayer Hawthorne ou, lorsqu’il monte d’avantage dans les aigus, à celle de Pharell Williams. L’orchestration sans artifice, habile et bienveillante qui l’accompagne peut également se féliciter des douze partitions épurées qui contribuent à la puissance de l’opus.

John Milk pose ainsi sa voix lactée sur des arrangements rappelant les plus belles heures des sonorités philly soul. Orgue et clavecins sont ici très présents, tant pour accompagner les titres qui suscitent hochements de tête et déhanchements de fesses (Treat Me Right, Never Give It Up, Just A Feeling) que pour sublimer les ballades enivrantes (Tears, Give Me More Than Time). Les cuivres et les percussions ne sont pas en reste et participent également à la richesse de cette galette hédoniste (Till Our Soul, Talk Is Cheap). Maîtrisant une pluie de registre, John Milk laisse glisser son disque vers un disco aux senteurs P-funk sur Supa Dancing avant de laisser son producteur acolyte Bruno « Patchworks » Hovart (Mr President, The Dynamics, Mr day…) ponctuer le tout par deux remix bien sentis de Soul Gets Up et Tears. Le Tears version « Patchworks » apporte la petite touche reggae donnant encore d’avantage de couleurs à Treat Me Right qui, il faut s’en douter, figure déjà en tête des playlists des radios les plus érudites.


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