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Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Il y a des soirs comme ça où on va voir un grand, une légende, le genre de personne qui pose un pied sur scène et qui en fait sa maison instantanément ! Le moins rasta de tous les Jamaïcains et le plus pop de tous les reggaeman a investi le Bataclan samedi soir avec classe et simplicité !

La soirée s’ouvrira avec Aisha Davis qui nous offrira un dancehall à consonance pop agréable sans être bien original musicalement. Le show est propre et efficace, la voix est claire et posée (c’est une ancienne choriste de Shaggy et Alborosie, on sent qu’il y a du métier), bref la fille sait ce qu’elle fait et chauffera notre public comme il faut pour la venue de Jimmy Cliff.

Aïsha Davis @ Le Bataclan

Aïsha Davis @ Le Bataclan

D’ailleurs chaud sera probablement un des adjectifs de la soirée, le Bataclan se transformant rapidement en four les jours de « grande » chaleur, ce qui vaudra quelques malaises dans un public des plus hétéroclite (de «7 à 77 ans» fonctionne à merveille pour décrire le public ce soir là). J’aurais donc l’occasion de ramasser une spectatrice entre deux photos après 5 minutes de concert.

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Bref, passons ces déconvenues et revenons à l’essentiel. Le concert ouvrira avec « You Can Get It if You Really Want » histoire de sortir directement le public de la torpeur imposée par le climat de la salle, et il n’en faudra pas beaucoup pour embarquer ce dernier.  Côté scène en tout cas on sera dès le début impressionné par l’énergie mystique dégagée par le sexagénaire (64 ans quand même). Jimmy chante, danse les pieds 1m au-dessus du sol et se laisse emporter dans des transes d’ordre quasi chamanique lorsqu’il secoue la tête, les yeux révulsés. Les morceaux s’enchaînent, avec une mention spéciale pour la reprise de Ruby Soho de Rancid. Ce morceau est un cours d’histoire de la musique à lui tout seul. Le ska sera dans les années 70 et 80 une des composantes du punk. Quoi de plus normal de reprendre du punk en version ska.

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Mais vient un moment où la machine qui déroulait les morceaux en douceur devient infernale lorsque démarrent les premières notes de « Many Rivers to Cross ». Le public devient hystérique et ce ne sera que le début d’une avalanche de tubes. S’enchaînerons les monumentaux « Hakuna Matata », « I Can See Clearly Now » et « Reggae Night ». Enfin pour faire redescendre la pression avant de quitter la scène, Jimmy nous emmène dans l’intimité de son jardin jamaïcain. Les musiciens lâchent leurs instruments électriques au profit des percussions et démarrent l’incontournable « Rivers of Babylon » en acoustique (non sans rappeler la version du super groupe « Inna The Yard »).

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Il faudra deux rappels, au cours desquels on aura droit à « Wild World », et deux ovations pour venir à bout de notre Jamaïcain.
J’allais à ce concert sans attente particulière, presque avec de l’appréhension. Au final on ne peut pas lutter avec un musicien de cette stature. Jimmy Cliff est un grand, un très grand, et nous l’a encore prouvé samedi soir. Respect !

Au fait si vous n’étiez pas là samedi dernier, vous pourrez toujours vous rattraper le 7 juillet pour le festival des Estivales de la Perrière !

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Jimmy Cliff @ Le Bataclan

Aïsha Davis @ Le Bataclan

Aïsha Davis @ Le BataclanAïsha Davis @ Le Bataclan

Aïsha Davis @ Le Bataclan

Aïsha Davis @ Le Bataclan


One comment

  1. Marie-Claude /

    Les photos sont excellentes et l’article décrit fort bien l’ambiance. Bien écrit. Bravo. Un regret cependant: celui de n’avoir pas eu l’occasion d’assister à ce concert.

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