Interview // Oscar And The Wolf

Interview // Oscar And The Wolf

C’est dans le cadre très chic et cosy de l’hôtel Alba que j’ai retrouvé aka pour une interview. Quelques semaines après son concert parisien à la Flèche d’Or (à relire ici) et quelques jours après la sortie de son premier album, , j’avais envie d’en savoir plus , sur le phénomène électro-pop romantique, venu de Belgique qui ne quitte pas mes oreilles depuis des semaines.

Silhouette longiligne, démarche de dandy, voix de crooner, Max Colombie a vraiment tout pour séduire. J’ai donc essayé de ne pas trop succomber à son charme et lever le voile sur ce mystérieux musicien aux multiples facettes.

 

Oscar & The Wolf @ La Flèche D'Or

Crédit Photo : Torzka

 

Gene (Ziknation) : A quel moment, Oscar and The Wolf a vu le jour ?

Max Colombie aka Oscar and The Wolf :  Ca a commencé à la fin de l’année 2010, en hiver.  J’étais un étudiant en art, peinture et je vivais à Gant (Belgique). C’est une ville vraiment très musicale et j’ai monté un groupe. Nous avons écrit trois morceaux ensemble. Avec le temps, le groupe a évolué et j’ai fini par me lancer en solo. Et je pense que c’était plus honnête et c’était plus moi.

 

Gene (Ziknation) : Pour avoir choisi le nom d’ »Oscar and The Wolf « ?

Max Colombie aka Oscar and The Wolf : C’est plus intéressant de savoir quelle est ma conception de la musique et à quoi, elle devrait ressembler. J’ai toujours été attiré par l’idée d’avoir un côté lumineux et un côté obscur mais surtout d’avoir un équilibre. Je pense que l’album est à la fois sombre et terriblement lumineux à la fois. C’est pour cela que j’ai pris « Oscar » comme nom parce que c’est un prénom que j’aime et qu’il est aussi très poétique et  « The Wolf » apporte la part sombre. Cela me ressemble totalement.

Mais actuellement, je vois les choses plus en couleur. Je suis plutôt Bleu, parce que le Bleu représente à la fois la lumière, la beauté mais aussi la noirceur, l’obscurité. Je retrouve la beauté dans le Bleu.

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Gene (Ziknation) : J’ai lu que tu avais composé ton album dans ta chambre à Bruxelles. Comment s’est orchestré la réalisation de ton album ?

Max Colombie aka Oscar and The Wolf : J’ai d’abord fait les arrangements et la production dans ma chambre à Bruxelles. Mais pour les voix, mon micro n’était pas assez performant. Du coup, je suis allée dans un studio à Bruxelles pour enregistrer les voix, les percussions et d’autres sons, mais aussi les guitares car j’avais posé des guitares enregistrées sur mon clavier et donc on a décidé d’y poser de vraies guitares. J’ai fait les arrangements de l’ensemble des morceaux  et je me suis rendu compte que je n’étais pas capable de le faire moi-même techniquement et qu’il me faudrait faire appel à quelqu’un d’autre. J’avais besoin de rendre certaines de mes compositions plus fortes, avec des percussions plus agressives. Pour cette partie, j’ai contacté Leo Abrahams, pour travailler avec lui et il a accepté.

Contrairement à Léo qui est un producteur et un grand technicien, moi je ne le suis pas. Mais je ne suis pas quelqu’un qui s’intéresse à la technique, je suis plus à la recherche de créativité et de l’émotion que le morceau va procurer.

Cependant, nous avons vraiment travaillé ensemble dans le studio. Nous passions généralement deux jours sur chaque morceau. Nous étions un peu comme des alchimistes.

 

Gene (Ziknation) : Ta musique véhicule des images. J’ai lu dans ta bio que le cinéma t’inspirait souvent. Tu peux m’en dire plus ? 

Max Colombie aka Oscar and The Wolf : Je suis en effet attiré non pas par un type de films mais plutôt par certains cinéastes, comme Roman Polansky, Jonathan Glazer, Harmonie Korine ou encore le réalisateur de « Only lovers left alive », Jim Jarmusch.  C’est étrange car j’ai toujours fait des montages vidéos où je sélectionne certaines scènes d’un film, je les monte et j’y appose ma musique. C’est vraiment ce que j’adore faire.

Mais je le fais aussi avec des danseurs ou encore des icônes que j’aime. J’adore composer des musiques sur des corps en mouvement.  Comme Jenny Lee des Warpaint, la bassiste que j’ai vu jouer sur scène , j’ai adoré la façon dont elle bougeait… je me suis dis « Oh Fuck », c’est magnifique. Grâce à cela, j’ai crée énormément de morceaux sur une vidéo de 20 secondes. En la répétant en slowmotion, c’est comme comme si elle dansait sur ma musique et comme si elle adorait ce que je jouais. A cet instant, j’ai vraiment l’impression que je fais de la bonne musique et c’est quelque chose que j’apprécie.

Vidéo de «  »

 

Gene (Ziknation) : Parlons de l’album et des morceaux. Le premier titre, « Joaquim » a clairement des influences orientales, d’où viennent-elles ?

Max Colombie aka Oscar and The Wolf : Je suis vraiment inspiré par la musique orientale, les tonalités lancinantes (il me les fredonne), c’est vraiment quelque chose que j’aime. Dans Joaquim, les basses sont orientales et on ressent toute la chaleur des musiques du sud. L’histoire de « Joaquim », c’est que lorsque tu es complément perdu, en amour par exemple, tu recherches quelque chose de plus destructeur encore que ta propre douleur. Dans mon cas, je peux faire des choses que je ne me pensais pas être capable de faire pour éviter de rester centrer sur moi. J’ai besoin d’être plus fort que la douleur et je deviens dingue. Je fais des choses insensées. C’est ce que je voulais exprimer dans cette chanson. Je me suis donc appelé pour ce titre Joaquim, car je trouve ce prénom très beau et que j’adore me donner différents prénoms, un peu comme avec Oscar. Chaque chanson est un nouveau film avec différents personnages.

 

Gene (Ziknation) : « Princes » est le premier titre que tu as dévoilé de ton album ? Quelle est l’histoire de ce titre très sensuel ?

 Max Colombie aka Oscar and The Wolf : Cette chanson parle des Princes, de ces hommes qui ont des positions plus élevées que la tienne et qui gèrent le monde. Ils ont tout ce qu’ils veulent mais l’idée de cette chanson c’est finalement que tout le monde peut avoir ce qu’il souhaite. Tu peux être un Prince voire même Roi, être entouré par une centaine de personnes, mais finalement dépourvu d’amour. A cet instant, ils redeviennent à un peu humain. Voilà un peu l’histoire que raconte ce titre.

 

Gene (Ziknation) : Côté scène, comment as-tu envisagé ton album en live ?

Max Colombie aka Oscar and The Wolf : Je voulais vraiment que l’album et le live soient différents. Pour moi, malgré que ce soir les mêmes titres ce sont deux expériences musicales différentes. Je voulais que les morceaux soient plus intenses afin que les gens puissent bouger et danser. J’avais besoin que ce soit un peu plus « carnaval », plus festif. C’est important pour moi que le public en venant à mes concerts ait une expérience festive, parce que c’est vraiment ce que j’apprécie en concert.

 

Gene (Ziknation) : J’ai noté que tu aimais danser. C’est important pour toi de bouger sur scène ?

Max Colombie aka Oscar and The Wolf : C’est important pour moi et cela fait longtemps que je travaille à être à l’aise lorsque je danse parce que j’adore vraiment danser depuis toujours. Si tu danses de la manière dont tu te sens et que tu danses comme personne d’autre, tu te sens plus à l’aise. J’ai beaucoup d’amis danseurs et quand je les regarde, ils semblent si uniques, si intouchables et c’est tellement sexy.

Je dois donc m’entraîner et travailler sur ça pour m’améliorer. Je dois me sentir encore plus à l’aise sur scène, me préoccuper de moi et me créer une bulle de bien-être sur scène. C’est crucial de prendre soin de soi sur scène et de sa façon de bouger car quand le public te voit danser, il se sent plus en confiance pour le faire aussi.

 

 Gene (Ziknation) : Lors de ton concert, tu nous as offert une reprise assez surprenante de «  » ?

Max Colombie aka Oscar and The Wolf : Quand je l’ai entendu la première fois, je me suis dit, « Oh mon dieu, c’est  vraiment excellent ». Et plus tard, je l’ai réecouté et j’ai lu les paroles et elles sont vraiment belles. Elle répète « Freed from desire » (en français, libéré du désir), et pour moi, cela signifie tout simplement la mort. Quand tu es humain et vivant, tu as toujours des désirs. C’est pour ça que j’aime cette chanson car elle est à la fois terriblement sombre par ses paroles et incroyablement dansante par sa musique.

A cet instant, il sort son téléphone de sa poche et souhaite me montrer une vidéo qu’il a réalisé sur une scène de « Melancholia » de Lars Van Trier. Il m’explique que la musique convient parfaitement aux images et que c’est le passage où la planète arrive et va percuter la terre. Cela lui prend quelques minutes de recherche sur sa page Faceboook et je vous laisse découvrir, cette vidéo planante.

“Free from Desire” de Gala sur des images de “Melancholia” de Lars Von Trier, cliquez sur le lien ci-dessous : 

https://www.facebook.com/video.php?v=10152159239505885&set=vb.333647900884&type=2&theater

 

L’album Entity est sorti 20 octobre 2014 chez .

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– A noter que « Strange entity »est le single de la semaine sur iTunes et téléchargeable gratuitement pendant 7 jours.

– « Strange entity » est également la soundtrack du making-of des shootings de décembre de Glamour : http://www.glamourparis.com/video-glamour/mode/videos/making-of-laura-love-et-giedre-dukauskaite-posent-dans-le-glamour-de-decembre/6674

Pour plus d’informations sur le groupe et ses prochaines actus :

www.oscarandthewolf.com/

https://www.facebook.com/oscarandthewolf


One comment

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