Interview // Camp Claude

Interview // Camp Claude

Après un rendez-vous manqué avant leur concert aux Trois Baudets, le  17 octobre dernier,  c’est dès lendemain dans un café du 18ème arrondissement de Paris, rue Mansart, que j’ai retrouvé la rafraîchissante voix du trio , , pour une interview très easy going, entre Perrier tranche et Coca glaçons. Diane, cette fois en mode solo, rayonnante et joyeuse, s’est confiée et a jeté le voile sur la mystérieuse formation qui fait tout doucement parlé d’elle,  Camp Claude. Je vous préviens, on tombe rapidement sous le charme de cette jeune femme spontanée qui a des étoiles (pardon des lunes),  plein les yeux…


Camp Claude

 Crédit Photo : Diane Sagnier / Camp Claude

Gene (Ziknation) : Comment l’aventure artistique Camp Claude a-t-elle débuté ?

Diane Sagnier (Camp Claude) :  En fait, j’ai rencontré à Paris, Mike (Giffts) et Leo (Hellden) qui font partie du groupe pour leur tourner des clips. Malheureusement, le clip ne s’est pas fait mais j’ai travaillé sur des petits montages vidéos artistiques et  j’ai vu énormément Mike. C’est en travaillant ensemble, qu’ils ont vu que j’avais une guitare et m’ont proposé de passer à leur studio et m’ont demandé, si ça me tentait d’essayer un truc…Je suis donc passée quelques mois après, le temps qu’ils soient disponibles, en janvier. De mon côté, j’avais déjà composé 2, 3 morceaux, eux aussi en avaient un, et on a enregistré ensemble. Ca leur a plu. Du coup, on a vraiment eu envie de bosser ensemble et ça nous est apparu naturel.

 

Gene (Ziknation) : A quel moment, tu as commencé à chanter ?

Diane Sagnier (Camp Claude) :  Je l’ai toujours fait et c’est quelque chose qui fait partie de ma vie. Ado, j’étais plutôt guitare/voix et au lycée, j’étais déjà dans un groupe par amour de la musique. Et puis, quand je suis arrivée à Paris (Diane est originaire du sud de la France, près d’Aix-en-Provence), j’ai commencé faire quelques petites scènes plutôt folk. A l’époque, j’étais en école de photo.  Mais à la longue, j’ai trouvé ça répétitif et la folk, ça ne me disait plus trop rien…(rires). Du coup, je me suis dit que j’allais continuer à en faire pour moi, et que si je rencontrais les bonnes personnes, je me relancerai dans un nouveau projet. Par chance, j’ai rencontré les garçons et en un an, on a construit Camp Claude.

 

Gene (Ziknation) : A ce propos, Camp Claude,  ça vient d’où  ?

Diane Sagnier (Camp Claude) : Bon j’ai l’impression que je dis ça à chaque fois (rires…) mais Camp parce qu’on aimait l’idée de la colonie de vacances, mais aussi l’idée d’aller dans un endroit pendant deux semaines ou un mois pendant l’été et d’y penser toute l’année. Je fais partie de cette génération qui partait en colo et qui n’attendait qu’une chose c’était de retrouver sa bande de potes, laissée un an plus tôt. On aimait bien cette idée un peu teenage et nostalgique.

 

Gene (Ziknation) : Comment se déroule entre vous 3, la compo des titres ?

Diane Sagnier (Camp Claude) : On compose tous les 3 mais eux, ils sont vraiment dans la compo et la prod. Comme je te l’ai dit, moi c’est guitare/voix. Pour l’écriture, de temps en temps c’est moi avec Mike. On s’isole dans notre studio à Galiéni dans lequel Mike et Leo, ont  l’habitude de travailler. On aime se retrouver, on reprend et retravaille les morceaux, je rajoute de la guitare, les morceaux aussi évoluent quand on joue ensemble et même sur scène. Je me rends compte que les titres ont pris plus de force de la première scène à aujourd’hui. On a plus de présence, on est plus à l’aise. Même si Mike et Leo ont plus d’expérience, bizarrement,  ils vivent une autre expérience musicale que Tristesse Contemporaine et sur scène, c’est totalement différent.

 

Gene (Ziknation) : Tu m’as dit que tu étais photographe. De facto, l’image et le graphisme doivent avoir ont beaucoup d’importance pour toi . Quel est ton apport à ce niveau, dans Camp Claude ? Est-ce que tu t’impliques dans la création et l’image du groupe ?

Diane Sagnier (Camp Claude) : Oui c’est moi qui fait tout et tu pourras même checker sur notre tumblr. J’ai fait les premières photos de presse. J’ai tourné pas mal de clips. Aujourd’hui, c’est important pour un groupe d’avoir une image. Moi j’adore bosser avec des jeunes groupes et des groupes plus confirmés. J’ai débuté en faisant des interviews et des photos d’interviews, des photos de presse… et même la première vidéo que j’ai faite c’était sur une chanson que j’avais écrite pour pouvoir allier images et son. J’adore faire ça. Là, je suis contente car je peux faire ce que je veux car le plus important, c’est de faire que l’image corresponde à l’univers de l’artiste.

 

Gene (Ziknation) : Vous venez tous les trois de cultures et d’horizons musicaux différents, qu’est-ce que cette mixité apporte à votre musique ?

Diane Sagnier (Camp Claude) : C’est vrai moi je suis d’origine franco-américaine, américaine du côté de ma mère qui est du Michigan et j’ai toujours grandi avec la musique anglo-saxonne.  Je suis bilingue et je compose en anglais. Léo, il a grandi et a vécu de longues années en Suède, jusqu’à ses 20 ans (je crois), et puis il est venu à Paris pour jouer avec Jay Jay Johanson et il est resté ici. Quant à Mike, il a eu pas mal de groupes aussi, et il vient de Londres. On parle en anglais ensemble et il y a forcément un côté cosmopolite dans notre musique. On n’a du coup entre nous pas cette notion de d’origine et c’est peut-être aussi comme cela que Camp Claude va traverser les frontières (rires…).

Camp claude 2

 Crédit Photo : Bertrand Le Pluard

Gene (Ziknation) : Quelles sont tes / vos influences ?

Diane Sagnier (Camp Claude) : Pour moi, ça a été des groupes de « dirty girls » post Nirvana sans aller dans le côté trash ou over feminist… j’ai aussi grandi avec les Spice Girls (elle s’en amuse). A l’époque, quand on a commencé à composer les premiers morceaux , on ne voulait pas d’ambiance diva, de prise de tête,  on voulait des vrais paroles, profondes… même si elles sont parfois fois naïves mais elles ont beaucoup de sens… On voulait garder ce charisme et cette force.

On vient tous les trois de milieux différents avec des passés différents et bien sur, nos propres influences musicales. On a aussi des âges différents : Mike et moi, on a presque une génération d’écart mais ça ne se sent pas et c’est sans doute là où réside notre force.  Souvent, on me demande comment je définirai notre musique : un peu électro ? un peu pop des fois ? un peu rock ? un peu new-wave ? un peu garage ? Y’a un peu de tout ça et j’ai hâte de faire écouter les prochains morceaux qui sont plus garages, un autre est même hip hop…  Malgré toutes ces influences, l’idée n’est pas de s’éparpiller mais de rester cohérent et surtout que ça nous ressemble.

 

Gene (Ziknation) : C’est quoi la suite pour Camp Claude ?

Diane Sagnier (Camp Claude) : Pour nous, c’est d’abord de préparer l’album pour l’année prochaine, je pense. Il y aura sûrement un EP entre temps pour donner à ceux qui nous suivent plus de 3 morceaux à écouter (avec un petit sourire en coin).  Et puis, on se prépare à continuer de faire nos lives avec la 1ère partie de Breton au Casino de Paris, le 25 novembre et une date annoncé le 6 décembre pour les Bars en Trans.

 

L’EP «Hurricane EP» est disponible dans les bacs depuis le 22 août 2014.

Retrouvez Camp Claude en concert : 14 .11 à Châteauroux, le 25.11 à Paris au Casino de Paris (première partie Breton), et le 6.12 à Rennes à l’occasion des « bars en trans » / Transmusicales de Rennes.

Pour plus de dates ou d’informations sur le groupe, consultez leur page Facebook : fr-fr.facebook.com/campclaude

Découvrez l’univers visuel sur leur tumblr : campclaude.tumblr.com

 

Vidéo –  :

 

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