Live Report // I blame coco @ la Flèche d’or

J’ai découvert il y a plus d’un an avec un titre, « The Constant ». J’ai tout de suite accroché à cette voix très particulière, grave, avec les mêmes intonations que le père (Sting pour tout dire mais n’épiloguons pas sur ce sujet total inintéressant),  et surtout reconnaissable entre toutes.

Depuis, un album, des chansons pop rock  qui sont passées à la moulinette d’un producteur fan de bontempi ou de sons très eighties au choix. Perso, je ne suis pas spécialement fan des nouveaux arrangements, mais le public accroche, alors je m’incline.

Le concert commence, la scène est vide, et l’on se croirait dans Star Trek, the final countdown, tant la musique est très ambiance « Je vais arriver en moto, ou en descendant du ciel, ou surgissant d’une explosion ». C’est un chouia too much quand même… Je cherche les chariots de feu.

Ils débarquent, elle et ses musiciens. Elle est gracile, petit bout de jeune fille, qu’un rien pourrait faire flancher. Et pourtant… C’est une des rares jeunes artistes que j’ai pu voir sur scène immédiatement dans le concert, à fond, pas de négociation, pas de compromis, j’y suis, j’y reste. Elle est jolie, très jolie, et pourtant on sent que la féminité lui pose problème, parfois elle se replie sur elle-même, touche ses musiciens comme pour se recharger en énergie, éclate en un sourire lumineux, qu’elle reprend aussitôt, comme si on le lui avait volé, regard dur, toute en force. Elle est étrange, très étrange, et si elle n’était pas ravissante comme une fée, elle ressemblerait à un hobbit tant elle grimace et se voûte. Elle ressemble à sa génération, un peu perdue, violente et chétive, exacerbée.

Le public la suit, lors de tous ses états d’âme, elle est incroyable, déstabilisante, et pourtant infiniment touchante. La voix qui s’échappe de son corps est puissante, accrocheuse, comme si tout cela, c’était malgré elle. Je ne vois pas ce qu’elle pourrait faire d’autre que de jouer de la musique et chanter, c’est évident quand on la voit en concert. Elle est faite pour ça.

Les musiciens sont bons, le public acquis à sa cause et lorsque retentit le single « Quicker », la salle s’emballe, elle les embarque, 1m60 d’énergie pure qui tape du pied et serre les poings, danse, très maladroite, s’éclate comme une malade, c’est certain.

Même si vous n’aimez pas spécialement l’album, comme c’est mon cas, se déplacer pour la voir en concert, vaut le détour. I blame Coco est fascinante. Vraiment. Et j’espère la revoir très vite avec un album résolument pop rock, qui lui siérait à merveille.

 

Photos de Moland Fengkov initialement publiées sur www.soundofviolence.net

Retrouvez également la chronique de soundofviolence.net ici


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