Hellfest 2016 – Jour 2

Hellfest 2016 – Jour 2

La nuit est courte, entre les ronflements venant de la tente des anglais d’à côté et les jacasseries de nos voisines qui débattent sur le meilleur Pokemon © au petit matin. Des jeunes clissonais distribuent des petits déjeuners à travers tout le camping, service très apprécié auprès des festivaliers.

Nous profitons d’un café à peu près réchauffé alors que nos voisins sont déjà à la bière, au rythme des jets sur le palet breton. Les tentes sont amoncelées les unes contre les autres, et l’impression de se trouver dans un gigantesque HLM n’est pas loin. Ce n’est pas grave, on bouge rapidement. 

Ce jour 2 est placé sous le signe de la madeleine de Proust. En ce jour vont jouer beaucoup d’idoles de notre adolescence : , , ou encore pour les plus connus de notre bataillon.

La scène Warzone, dédiée au et au , sera donc à l’honneur pour nous.

Nous rentrons donc sur le site du Hellfest, profitant de la fin de matinée pour éviter les foules qui rempliront le festival dans l’après midi. En journée, on peut aussi apprécier les détails de décoration présents un peu partout sur le festival, et maintenant visibles au jour.

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Derrière la scène Warzone se dresse la statue de , chanteur de Motörhead et icône du rock dur décédé en fin d’année 2015. Au milieu de la colline a été érigé un pic qu’escalade le leader du groupe, dont on retrouve des images un peu partout dans les festival.

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C’est la fin du set de Dirty Fonzy et la fosse reste remplie, attendant avec impatience Les Sales Majestés. Avant même le début du concert, la foule scande en choeur la venue du groupe, et la pression monte. Les guitares montent, la batterie enchaine, et c’est parti pour un set endiablé, ponctué d’hymnes punk et de chants repris par tout le public. Les crowds surfing s’enchainent et les années adolescentes ressurgissent sous les mélodies implacables.

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Le temps d’une pause au stand, et on retourne à la Warzone pour voir Discharge. C’est une fois de plus des vieux de la vieille qui nous accueillent et le son est violent, agressif. On sent la colère du chanteur qui se diffuse dans nos tympans. Il FAUT aller dans le pogo, qui reflètera au mieux cette agressivité contenue.

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Le principe du , c’est de pouvoir varier les styles musicaux au sein même des musiques extrêmes. Chaque scène est donc dédiée à un type de ou un dérivé. Sur les 6 scènes ( ! ) on trouve donc deux Main Stages (pour les plus gros groupes invités, tous styles confondus), la Valley (Stoner Rock, Doom, Post), la Temple (Black , Viking), la Warzone (punk, hardcore) et la scène Altar (dédiée au Grindcore et Death ).

Après s’être échauffés un peu, on se dirige vers la scène Altar, où officie Agoraphobic Nosebleed. Le son est ample et massif, et on ne s’attendait pas vraiment à être aussi surpris par la puissance de voix de la chanteuse, dont le growl est plus fort que celui du chanteur. Le set est bien rodé, peut être un peu trop carré. Qu’importe, nous restons transportés par la force de la musique.

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Sur la scène Temple, sa voisine, un immense drapeau est installé, à l’effigie du groupe qui s’annonce : Fleshgod Apocalypse. Sous ce nom ronflant se cache un groupe de Death Metal d’origine italienne, s’inspirant de la musique classique et du metal symphonique pour la musique autant que pour le style vestimentaire. Sur scène on a affaire à des zombies en habits de renaissance. L’ensemble est surprenant, et on ne peut dénier la dextérité des musiciens armés de leurs instruments et la qualité de leurs compositions (si on arrive à s’extirper du bruit assourdissant qui les accompagne héhéhé). Une étrange découverte…

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Après tout ce bruit résonnant, nous nous déplaçons vers les scènes principales, pour assister à un concert de grands du Hardcore. Sick Of It All a entamé sa tournée des 30 ans d’existence et nous démontre qu’ils sont toujours bien vivants. La scène est grande, et le chanteur se déplace sans arrêt pour couvrir la distance entre ses musiciens, qui ne sont pas en reste. Les hymnes punk sont martelés et la fosse est en mouvement constant, le public a le cerveau brûlé, dans le pit, et c’est tant mieux !

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Au bout d’un moment, la pause d’impose, et se fait au Kingdom of Muscadet, dégustant la cuvée spécial Hellfest. Il y a du soleil ce jour, et le décollage va être compliqué…

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Joe Satriani enchaine sur la Main Stage 1, et à part son costume brillant et sa musique de taquineur de manche, nous n’y trouvons pas l’intérêt des très visuels Archgoat. Groupe de Black Metal venu de Finlande, leurs sons gutturaux feraient trembler les moins frileux d’entre nous. Même la voix du chanteur est un long rot chaque fois qu’il s’exprime pour le public. Point néanmoins plus inquiétant : nous espérons qu’ils sont vaccinés contre le tétanos : leurs bracelets de force sont une myriade de clous qui les blessent au fil du concert, donnant un effet scénique encore plus impressionnant !

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Après ces émotions, allons en vivre d’autres, beaucoup plus tendres, car sur la Warzone, Bad Religion se prépare. Groupe mythique s’il en est, les morceaux sont enchainés avec clarté et ce son reconnaissable entre tous fait couler une larme de nostalgie au coin de l’oeil. Le groupe a été créé voici 37 ans, et tient toujours la route. Les hymnes 10 in 2010 ou American Jesus sont joués, toujours avec autant d’énergie et c’est un réel bonheur (partagé par tout un public venu grossir la fosse) de les réécouter.

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Après une descente en tyrolienne (!), nous échappons à la soufflerie de Bring Me The Horizon, et nous revoici à la Warzone, devant Ludwig Von 88. Groupe phare du punk français des années 80 et meilleurs amis des Béruriers Noirs, Ludwig von 88 remonte sur scène. Quelle joie de les voir exulter et de pouvoir danser sur Louison Bobet, Oui Oui ou SprintHoulala ! On en veut encore !

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Le message avait tourné sur les réseaux : Une grande surprise s’annonçait, et il valait mieux être près de la Main Stage pour y assister. Nous ne verrons donc pas Napalm Death, mais les Twisted Sister, eux aussi dans une grande tournée revival (40 ans qu’ils sont sur scène ! ). Le final s’achève avec un magnifique I Wanna Rock, qui s’enchaine avec un hommage à Lemmy Kilmister en musique, vidéo, et qui prend son envol avec le plus gros feu d’artifice que l’on ait vu, le tout sur Ace Of Spades de Motörhead. Comment ne pas avoir de frissons après toutes ces émotions ?

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Après toute cette passion, ce doit être compliqué pour Korn d’enchainer, surtout connaissant le passif avec le festival. Le set commence pourtant. Le son est lourd, imposant. Jonathan Davis continue ses simagrées, ajoutant des growls dans son chant. Le tout forme un set carré, et assez jouissif. MAIS on ne m’enlèvera pas l’impression de voir un groupe de vieux reprendre (plutôt bien) les chansons d’un groupe que l’on écoutait adolescent.

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C’est l’heure d’aller se coucher, et la soirée de la veille à se battre avec des caddies aura bien eu raison de notre fatigue en ce jour. Et qu’importent les ronflements des voisins, cette fois !

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