Fnac Live 2017 #Day 2

Fnac Live 2017 #Day 2

Cette 2ème journée s’est placée sous le signe de l’éclectisme musical. Sous un soleil brûlant, les artistes ont fait le show devant un public du toujours aussi nombreux.

Juliette Armanet (Salon de l’hôtel de ville)

18h. Dans l’un des salons de l’hôtel de ville, au milieu des dorures et des angelots, qui tapissent les murs et le plafond, un piano noir à queue trône, majestueusement sur la scène.
Juliette Armanet n’aurait pas rêvé mieux. La salle est comble et disciplinée. Dès son entrée sur la scène, jetant un regard à l’auditoire, elle demande au public de se rapprocher et de s’asseoir plus près d’elle. Elle semble émue. Sa voix limpide et claire, épouse parfaitement chacun des accords délivrés par son piano. Elle note l’acoustique parfaite et semble vouloir lui faire honneur. Le récital se fait délicat et il y a comme une atmosphère apaisante et amoureuse qui balaie le salon de l’hôtel de ville. Ce fut bien évidemment trop court mais intense sans conteste. Son set s’achèvera avec beaucoup de sensualité et d’humour par la reprise de The Weeknd, « I feel it comin ». Juliette Armanet arrive à réconcilier la variété française et la finesse de la plume avec une élégance rare.

AlltA

On les attendait un peu au tournant, AlttA a mis le feu à partir de 19h sur le parvis de l’Hôtel de Ville ! Fin d’après-midi ensoleillé, début du week-end, il manquait juste le flow Mr J Medeiros (MC des Procussions) et les beats de 20Syl (Hocus Pocus, C2C) pour parfaire le cocktail et lancer les hostilités. Survolté, le MC a fait balancer les bras et secouer les corps des parisiens sur des morceaux qui alternent hip-hop « boom-bap » ou plus électro comme « Touch Down » qu’il a habitude de foiré (comme il le dit) sur scène. Ce soir, c’était une réussite totale !

Encore peu connu, et tout content d’être là, le jeune espoir du rap britannique Loyle Carner fait parti des derniers noms annoncés par le festival et quel plaisir de le découvrir sur la grande scène de la Fnac Live. 22 ans, tout frais avec son accent british,  son rap aux influences gospel et soul, il a charmé le public parisien dès son premier titre. C’est sûr, on a vu une future tête d’affiche !

Qui aurait prédit, il y a deux ans que le duo Paradis, pop frenchy ferait danser le parvis du Fnac live. Un look un peu vintage, des sonorités synthétiques, Paradis, c’est un plaisir « Instantané » et un rien « Décalé ». Depuis ses débuts, le duo s’est affirmé, s’est musclé (musicalement et vocalement) et a offert un set festif et rayonnant.
Parfois, un peu linéaire musicalement, le set pourtant offre une belle harmonie. A l’image de cette nouvelle vague de la variété française, Paradis nous a offert une jolie reprise d’un morceau d’Alain Souchon, « La ballade de Jim ».
L’album sorti en 2016, s’égrène et délivre des pépites et des tubes potentiels comme Recto Verso, Le bal des oubliés, De semaine en semaine… il devient alors difficile de ne pas chanter à tue-tête, Toi et Moi, ou encore Garde le pour toi qui clôturera le set.

Camille, c’est une énergie qui dépasse les frontières de la musique. Entourée de sa tribu (choristes, danseurs, musiciens), tous de jean de vêtus, leur uniforme en quelque sorte, Camille mène la danse.
Telle une armée, calant son pas sur une rythmique martiale sur « Seeds », Camille partage et affirme son engagement pour la nature. Son nouvel opus est dépouillé, fantaisiste et fracassant à la fois à l’image de son set. Camille comme à son habitude, reste fidèle à elle-même, ne mâche pas ses mots, comme elle l’évoque dans l’un de ses titres.
Bref, Camille est à l’écoute, à l’instar de son album « Ouï » et quand on l’écoute, elle fait échos à notre sensibilité et réveille notre naturalité profonde.

 

Pour conclure cette 2ème soirée, la charge est au duo français Cassius, qui s’est trouvé une seconde jeunesse avec l’album Ibifornia sortie l’année dernière. Paris s’est retrouvé ce soir entre Ibiza et la Californie, ne cherchez pas comment. Les responsables sont BoomBass et Philipe Zdar. Le show, très visuel avec ses animations, fait la part belle aux sons ensoleillés, entre funk, house et disco. Les classiques sont également de la partie dont le fameux I <3 So. The Floor is lava ce soir, mais on danse dessus !

Cassius © Félix Réginent


Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *