Les Eurockéennes 2016 – Jour 3

Les Eurockéennes 2016 – Jour 3

On attaque la 3e et dernière journée des avec une belle programmation, notre journée préférée en fait. Rendez-vous aujourd’hui avec entre autres Frank Carter, , , Tame Impala, et… France – Islande dont on ne pouvait évidemment pas passer à côté.

On a vu et on n’a pas aimé. Oui, on fait dans la simplicité.
On se dit aussi qu’on a loupé Formation la veille et que ça avait l’air cool. Voilà :)

Frank Carter & The Rattlesnakes

Franck Carter… clairement pas le type avec lequel t’as envie de faire un câlin après un but de l’équipe de France, mais il est dans son truc. On se souvenait avec émotion de son passage précédent sur la presqu’île avec Gallows, désormais, c’est sous son propre nom qu’il se produit et il peut laisser libre cours à sa personnalité (enfin c’est multiple personnalités à vrai dire, mais bon il assume pleinement). 

Ça gesticule dans tous les sens sur du punk hardcore de hooligan anglais, avec une lointaine touche de pop (si, si). C’est le début de journée sur la grande scène, il n’y a pas beaucoup de monde, mais le personnage captive et fait passer un bon moment aux quelques courageux présents.

C’est une découverte pour nous, on n’avait jamais entendu parler de l’Australienne Courtney Barnett. Accompagnée de son band, on apprécie sa punk pop ou punk folk, on ne sait pas trop. C’est cool, voir trop cool pour être joué en festival, au grand air, avec autant de monde. Les chansons ont quelque chose d’intime, de personnel, qui donnent envie de les écouter en solo. Comme la petite chanson triste qui fait du bien quoi. Je crois qu’on vient de faire le grand écart après Frank Carter…

Action Bronson

Changement d’ambiance avec le 1er rendez-vous rap de la journée avec Action Bronson sur la scène de la Green Room. Il s’agit de la deuxième pour Action qu’on a vu également lors de l’édition 2013. Quelques tatouages en plus et le crâne rasé, accompagné d’un DJ, le sosie vocal de Ghostface Killah délivre toujours ses rimes fantasques sur des beats un brin rétro et fait bouger les têtes en rythme.

On a entendu beaucoup de bien sans n’avoir jamais eu l’occasion de le croiser sur scène. 1ère impression, il ressemble à un touriste hollandais perdu dans les années 90. Le mec ne se prend pas la tête et s’en bats les co#°lles de son apparence. Ses fans se sont pointés nombreux sur la Plage pour profiter de sa pop légère et reprendre en chœur ses chansons. Il faut dire que lieu s’y prêtait fortement. Ambiance bon enfant et détendue. On est à la cool. Les musiciens se retrouvent à poil ou presque. On a failli croire que ça allait être sage.

Malgré la distance, Mac invitera quelques festivaliers à monter sur scène prendre l’apéro, avant de tous danser sur Freaking Out The Neighborhood. « Merci pour le voyage. C’était trop bien » dit-il. Non, c’est nous qui te remercions (même si on aurait eu envie d’être sur scène aussi hein !).

Alors que se terminait le show bouillonnant de Nekfeu sur la Grande Scène, à la Greenroom se préparait l’entrée The Kills. Le duo rock sexy vient défendre son nouvel album « Ash & Ice« . Alison Mosshart, la chanteuse et sa crinière blonde, a rendu fou plus d’un festivalier. Musicalement ça tient méchamment la route, alternant morceaux calmes et plus péchus. Les nouveaux titres trouvent aisément leur place, notamment Heart of A Dog. Une performance grisante !

Anderson .Paak

Peu de monde présent pour celui qui a sorti l’un des albums de l’année (match de l’équipe de France oblige…). Malibu est un pur petit bijou, écoutez le ! Le front row est coupé du fond où certains curieux sont restés assis. Pas de quoi décourager Anderson qui balance d’entrée Milk’n’Honey avec beaucoup de dynamisme. Il ne se démonte pas et demande au public de se rapprocher avant d’aller à son contact créant un mouvement de foule. Toujours en mouvement, Anderson canalise ce trop plein d’énergie à la batterie, dont les superbes envolées solo brassent de plus en plus de monde dans la fosse. On est presque au complet ! ouf :)
Aucune trace de ses collaborations avec Dr Dré (pareil quand on l’a vu à Paris). Son répertoire se suffit amplement, même si on aura droit à Glowed Up produit par Kaytranada. Ultra efficace.

Tame Impala

A ce moment là le match est plié, on doit être déjà à 4 – 0 pour la France. Les festivaliers peuvent se rendre l’esprit tranquille devant la Grande Scène pour les australiens de Tame Impala. Que dire si ce n’est que le groupe est meilleure en live année après année. On est loin du Kevin Parker qui ne regardait que ses pieds lors de sa première date au Nouveau Casino. Explosion de couleurs et de confettis dans le public et dans les oreilles, voilà ce que propose la pop pyschée de Tame Impala. Après un intermède football pour se tenir au courant du score, le groupe enchaine sur des morceaux plus funk extrait de leur dernier album Currents. 10 000 personnes (voir plus !) qui planent sur la presqu’île du Malsaucy, c’est beau.

M83

Grand moment du week-end : la performance très attendue de M83. Le groupe d’Anthony Gonzales est venu défendre son dernier album « Junk » sur le territoire de Belfort. En pleine tournée mondiale, on peut déjà dire que le quintet est déjà bien rodé. Gros son électro pop bien ancré dans les années 80, sabrolasers en guise de scénographie, des musiciens complètement dedans et la présence « surprise » de Maï Lan (qui participe à 3 titres sur l’album) contribueront à rendre mémorable cette soirée. Le climax est atteint sur… je vous laisse deviner… Midnight City. Moment de communion de tous les festivaliers. Si Junk ne nous a pas marqué plus que ça, il prend une autre dimension en live et à l’ambiance festival !

Tout d’abord très surpris de voir ZZ Top clôturer les concerts de la Grande Scène et par la même occasion du festival ( finira au même moment sur la scène de la Plage), on en a profité pour découvrir en live ces légendes (et papys) du rock. Niveau look, je crois qu’ils n’ont jamais été autant à la mode sans changer de style en 30 ans de carrière, bordel d’hipsters ! Bon faut se l’avouer, c’est pas tout frais sur scène mais il y a encore de la bonne énergie pour balancer un « La Grange » amplement efficace.

Ratatat

Pour refermer définitivement cette édition 2016, on s’est arrêté devant les Ratatat. Le duo est venu embraser le public des Eurocks de leurs guitares électriques et de leurs lasers. Performance entièrement instrumentale, le groupe a conçu un show très visuel avec des jeux de lumière impressionnants pour conserver l’intérêt du spectateur. Leur son si particulier est reconnaissable entre mille, pas si différent de leurs albums toutefois mais une expérience qui vaut tout de même son intérêt : pour l’énergie dégagée, la puissance du son et pour le plaisir que cela procure.

Une 28ème édition qui se termine de belle manière puisqu’on a appris que le festival a battu son record d’affluence pour la 5ème fois d’affilée. Et c’est bien mérité ! Une organisation sans faille, un esprit bon enfant, une programmation qui sait mélanger artistes établis et belles découvertes. Saluons l’accent mis à l’accessibilité pour les PMR, la beauté du site (c’est pareil chaque année mais on n’y peut rien, on kiffe !) et puis les artistes qui nous ont fait vibrer pendant ces 3 jours : Balani Show, Nathaniel Rateliff, The Inspector Cluzo, Beck, Foals, Mac Demarco, Anderson .Paak, M83, etc.

Alors, on s’y retrouve l’année prochaine ?

 

Les gens, l’ambiance, le foot, les supporters


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