Les Eurockéennes 2016 – Jour 2

Les Eurockéennes 2016 – Jour 2

Deuxième journée des c’est parti! Le programme le plus rempli du week-end, on va devoir courir entre les scènes et éviter la gadoue (il y a eu de bonnes averses la nuit dernière). Ambiance bottes de pluie, ciel gris et musique pour démarrer cette journée mais il en faudra plus pour nous abattre !

Last Train

Les Mulhousiens (des gens du coin donc) ouvrent la journée sur la scène de la Loggia avec un rock pêchu et plein d’attitude. Les compos sont efficaces et le magnétisme de ses membres happe rapidement le badaud de passage dans un concert intense.
Ils sont jeunes et ont visiblement un bel avenir devant eux.

Elle King

Elle King, la bad girl du week-end arrive sur scène avec une bière à la main. C’est un peu comme si on avait croisé Beth Ditto, Dolly Parton et Amy Winehouse (certains diront aussi Arya Stark). Ca fait beaucoup, mais on n’a pas trouvé mieux pour résumer le personnage. Grande gueule sympathique « qui en a », mademoiselle King est à l’aise dans différents registres allant de la country au blues/soul en passant par des titres plus pop. Et tiens, le soleil refait son apparition à Belfort.

The Inspector Cluzo

On le cherchait, voici donc notre premier coup de coeur du festival avec les 2 fermiers de The Inspector Cluzo. Authentiques, défenseurs du bon vieux terroir et de la musique analogique, Laurent (chant et guitare) et Mathieu (batterie) avec leur langage bourru et leur blues rock nous rappellent les bonnes heures des Black Keys ou des White Stripes. Ca envoie du son lourd et sale comme on aime. Les riffs de guitare sont bien gras sur la scène de la Plage jusqu’à l’excellente reprise de « It’s Alright » de Curtis Mayfield. On note le joli falsetto de Laurent au passage. Vu la ferveur du public à chanter avec eux, on a tous aimé ce set plein de terre et cracra. Du rock bio c’est bon.

Allah Las

Après les fermiers, on se rend tranquillement au GreenRoom pour aller voir les Californiens d’Allah-Las dont les albums rock psychés sentent bon le surf et les ambiances hippies. Les voix sont réglés au petit poil tout comme leur set. Rien ne dépasse. Ils font le taff comme on dit. Le public se laisse embarquer sur un rythme de croisière. On vous l’avoue, on s’ennuie un peu et on préfère retourner mettre les pieds dans le sable pour l’artiste suivante.

Bibi Bourelly

Peu connue en France, elle est pourtant l’auteure d’un des plus gros hits urbains de 2015 avec « Bitch Better Have My Money » qu’elle a écrit pour Rihanna. On est un peu déçu. La performance de l’américaine (mais élevée outre Rhin) a été un peu courte, avec trop de ballades pop à notre goût. La voix est pourtant bien là et brute. Aidée par un très bon live band, Bibi donne la pleine mesure de son talent sur le déchirant Ego.

 

Beck

On passe sur la Grande Scène pour Beck. Inclassable aujourd’hui, le petit dandy Américain délivre un bon gros show reprenant les hits de ses 12 albums dont l’indispensable Looser ou le plus récent et très dansant Dream. Beck et son groupe nous font passer de la folk au Hip-Hop / Funk et tout semble naturel. Comme si cela ne suffisait pas, on a droit aussi à des hommages divers : Billie Jean de Michael Jackson, China Girl de Bowie, 1999 de Prince et même un petit Rapper’s Delight pour la route. 1h de show bien festif et jouissif. Merci Beck pour ce moment.

Louise Attaque

Visiblement pas d’erreur dans l’invitation, le public avait répondu présent en masse ! (désolé, il fallait sortir une blague à base d’invitation…).

C’est d’ailleurs sur Ton Invitation que le concert s’ouvre. C’est la liesse totale dans le public, encore plus que la veille pour Téléphone. Que ce soit sur scène ou dans le public, on ne cache pas sa joie de se retrouver, que l’on ait 7 ou 77 ans. Bref, un beau moment de musique populaire française !

Air

Après ce trop plein de sensations et d’ambiance (on a également suivi le match Allemagne – Italie sur l’écran géant), on retourne à la plage pour une pause en musique. Grand retour sur scène pour Air et l’occasion pour nous de les découvrir sur scène. Pas un mot pour le public, les Versaillais ont l’air aussi froid et mélancolique que leur musique (et les 10°C de température). On vit donc le concert tranquillement les fesses posées sur le sable et c’est sans doute mieux comme ça.

Et pour finir : Foals, Vince Staples

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Cette grosse journée prend fin pour nous avec Foals, toujours aussi fougueux et intéressants sur scène. Ca bouge de manière frénétique au milieu de la fosse sur le rock nerveux des britanniques. Sur le chemin du retour, on passera voir Vince Staples, grosse sensation rap US qui a confirmé toutes les attentes avec son album Summertime 06. Ca « jump » sévère sur son titre Señorita mais ça deviendra encore plus fou quand le Californien se lance sur des titres plus dansant comme avec Ghost, sa collab’ avec Major Lazer. Efficacité assuré !

Le temps de rejoindre la navette, on entendra au loin Disclosure. Ca a l’air d’être la grosse fête mais on est déjà trop loin pour en profiter. C’était une grosse journée, avec beaucoup de sourires, de bras en l’air et de bisous. On est bien aux Eurocks !

Les gens, l’ambiance, les lieux


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