Dye – Taki 183

 

Cette année, dans la catégorie grosmonstrequifaitpeursurlapochette, on trouve celui de l’EP de M83, avec une espèce de truc à poils sorti tout droit de Legend de Ridley Scott. Et maintenant un méchant, style San Ku Kai, en couverture de l’album de Taki 183 – petite connotation japonisante, genre Albator 84.

C’est que les monstres qui font peur au petit n’enfant qui est en nous, on les adore tellement qu’ils nous attirent, brrrrrr  ! Et grand bien nous fasse d’aimer les trucs moches au premier abord ! L’Histoire nous a appris qu’il en va souvent ainsi : quand tu oses défier la terreur que t’inspire le gros monstre, tu tombes sur une jolie petite chose qui réchauffe ton coeur, tel Belle qui va plus loin que les grosses papattes de sa bête. Note pour plus tard : penser à câliner tous les gros chiens baveux terrifiants qui arpentent le trottoir, on sait jamais… Bref, c’est ainsi qu’il en va du rafraîchissant, adolescent pourrait-on même dire, Taki 183 puisque se cachent derrière le casque chevelu façon Prédator, de doux morceaux synthétiques, planants, hypnotiques. Parfois un brin naïf (Cristal D’acier et ses sonorités 8-bit façon Sonic), parfois plus dark (Vader),  Juan De Guillebon cède a toutes ses envies : une touche de dub par-ci (Imortals Only), une plage atmosphérique par-là (Dark White), des synthés très Jarre (Nike, Star Vac). Les combinaisons apparaissent parfois fragiles et risquées, évoluant dans un équilibre précaire (l’excellentTaki 183). Pourtant… Ca marche ! Claviers saturés, beat Hip Hop et chants éthérés sur Mattias & Charlotte. Le single de l’album, c’est l’envoûtant Fantasy, avec sa rythmique nu disco qui donne envie de coller nos corps moites les uns aux autres, sur le dancefloor. Un peu moins cependant, à jeter un oeil à la vidéo de Jérémie Perin…. Quoique, les monstres encore une fois, parfois… Miamiam!


Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *